1) Le cinéma permet d'oublier la crise.

Il réconforte, là où le salarié peut la subir aussi, être licencié de son entreprise, après maintes années de sacrifice (où  on a exigé de lui qu'il partage la culture de l'entreprise).

Les personnages du cinéma nous ressemblent, deviennent réels et font ce que nous rêvons de faire mais n'osons faire :

- je pense à des films que j'ai vus récemment comme :

  • "le couperet" (où le héros est un cadre au chômage qui va tuer ses concurrents les uns après les autres pour obtenir un emploi),


  • "Ressources humaines" (où un fils devenu cadre dans une entreprise est amené à licencer son père, ouvrier dans cette même entreprise),

  • "Louise Michel" dont voici le synopsis dans le site allo ciné (http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=129930.html):"Quelque part en Picardie, le patron d'une entreprise de cintres vide son usine dans la nuit pour la délocaliser. Le lendemain, les ouvrières se réunissent et mettent le peu d'argent de leurs indemnités dans un projet commun : faire buter le patron par un professionnel ".
    La lutte sociale mène au meutre par futur mort interposé.


    Réalisateur : Gustave Kervern et Benoît Delépine - Acteurs : Yolande Moreau, Bouli Lanners, Benoît Poelvoorde, et quelques gens de Groland

  • Ma compagne  m'a parlé d'un film qu'elle a aimé aussi : "Margin Call" dont le synopsis dans "allo cine" est le suivant : "Pour survivre à Wall Street, sois le premier, le meilleur ou triche. La dernière nuit d’une équipe de traders, avant le crash. Pour sauver leur peau, un seul moyen : ruiner les autres…". Cela évoque le crack de Lehman brothers, banque qui fit faillite en septembre 2008 (pendant la crise des "subprimes").

On voit la tension sociale qui règne dans ces films : meurtres, négation de sa classe sociale, ruine, ...

Enfin, j'ai vu le film de Robert Guédiguian, "les neiges du Kilimandjaro" qui se déroule sur fond de crise économique (amaigrissement de l'industrie). Il s'agit pour l'adhérent, Michel, traditionnellement de gauche d'un syndicat de gauche, la cgt, de désigner au hasard 20 travailleurs qui seront licenciés, refusant son privilège de syndicaliste, Michel, se range parmi ses camarades licenciés. Il pense avoir négocié un bon accord comme les "Conti" alors que les plans de licenciements se multiplient.

La croissance et la mondialisation ne sont pas mis en cause. Seul le capitalisme est aménagé par les syndicats ouvriers, qui réclament des primes de licenciement plus élevées à défaut de défendre des rémunérations décentes.

Voir une vidéo sur le devenir de Conti.

http://videos.arte.tv/fr/videos/les_contis_le_combat_continue-3578106.html

Que reste-t-il des rêves et des combats passés ? C’est au cœur d’un Marseille estival que Michel et Marie-Claire, mariés et heureux depuis trente ans, tentent malgré eux de répondre à cette interrogation.

 2 - Les solutions ?

Mettre fin à ces pratiques de "patrons-voyous", reconnaitre les compétences des gens formés qui doivent se vendre sur le marché du travail, mettre fin aux délocalisations et à l'enrichissement personnel (individuellement par le meutre ou collectivement par les luttes sociales, la lutte est menée contre ceux qui n'ont aucun scrupule pour toujous s'enrichir plus et leurs alliés, quelles que soient les conséquences sociales, économiques et environnementales).

Je pense aussi au film tourné en 1978 par Jacques Rouffio "le sucre" dont le synopsis est le suivant :
"Adrien Courtois, fonctionnaire des finances, place sur les conseils de Raoul, qui n'est en fait qu'un arnaqueur, toute la fortune de sa femme sur les actions du sucre en bourse. Ruiné, il tente de se suicider. Mais Raoul se prend d'amitié pour lui, le sauve, et décide de l'aider a récupérer sa mise..."(Toujours d'après le site "allocine").


Le sucre (1978) Jacques Rouffio par monbonkoster

Un commentaire d'un spectateur souligne l'actualité de ce film : "Ce film résume assez bien la crise actuelle : spéculation outrancière, hausse vertigineuse des cours de bourse puis chute brutale, enfin soutient des banques par le gouvernement et pour finir les petits actionnaires et les contribuables qui payent le note... (vous paierez deux fois comme dit claude Pieplu)".