L'Empereur du second Empire : Napoléon III.

Il est né au palais des Tuileries en 1808 et est mort déchu  à Chislehurst, dans le Kent, le 9 janvier 1873.

Il est le troisième fils de Louis Bonaparte, Roi de Hollande (1806-1810), et d'Hortense de Beauharnais (1783-1837).
Son pére est le frère de Napoléon 1er
, lequel appelle son neveu Charles(Louis Napoléon Bonaparte).

Il est élu président de la seconde République le 10 décembre 1848.
Le 2 décembre 1851, il dissout l'Assemblée Nationale et réinstaure le régime impérial en se proclamant Empereur des Français sous le nom de Napoléon III.
Le peuple Français ratifie cette décision par un plébiscite sans équivoque.

Il épouse Eugénie de Montijo de Guzman, le 30 janvier 1853 à la cathédrale Notre-Dame de Paris, elle devient impératrice des Français.

Napoléon III par Franz Xaver Winterhalter (1855)

 


 

       Hortense de Beauharnais

       par François Pascal Simon Gérard

 

Louis Bonaparte, roi de Hollande
par Jean Baptiste Joseph Wicar

Longtemps Napoléon III a été oublié des héros de l'histoire de France, éclipsé par son oncle, Napoléon.
il avait un certain nombre de handicaps :
il a rompu son serment de Président de la république jurant fidélité à la constitution de 1848 et il est l'auteur d'un coup d'état le 2 décembre 1851, réprimant l'insurrection qui a suivi dans le sang. Il a institué un régime autoritaire en rétablissant l'Empire alors que cette deuxième république avait suscité beaucoup d'espoir.

Une autre tare qui touche Napoléon III est la défaite de Sedan, en septembre 1870, avec la honte de voir l'empereur prisonnier.(Le 2 septembre 1870, les Prussiens reçoivent la capitulation d'une armée française enfermée à Sedan, dans les Ardennes. Ils font 83.000 prisonniers y compris l'empereur des Français. Napoléon III envoie un simple télégramme à l'impératrice Eugénie : «L'armée est vaincue et captive, moi-même suis prisonnier». C'est la quatrième fois dans l'Histoire de France qu'un souverain est capturé sur un champ de bataille. Ce désastre signe l'échec de la guerre engagée à la légère par les Français six semaines plus tôt).

A cela s'ajoute un régime de débauche où l'activité festive tient une place considérable conformément au désir et aux goûts du couple impérial (mondanités et plaisir de la "vie parisienne".


De 1852 à 1860, Napoléon III exerce un pouvoir personnel.

Napoléon III s'appuie essentiellement sur la bourgeoisie d'affaires et le clergé catholique pour gouverner.
Il limite la liberté d'expression.


Mais au fil des années, le régime  évolue vers des formes plus libérales, proches d'un régime parlementaire.

Le Second Empire est, en effet, analysé en deux périodes par les historiens :

  • la première, qualifiée d' Empire autoritaire et qui s'étend globalement de 1852 à 1860. Durant l'Empire autoritaire, la censure du régime empêche l'expression des avis critiques. Cela change avec la libéralisation de 1863 puis des lois sur la presse et sur les réunions publiques de 1868.
  •  la seconde  est dite de l'Empire libéral. 

 Durant la période de l'Empire autoritaire et dans une moindre mesure dans les années 1860, le domaine des Arts et Lettres est soumis à la censure. Prêché par l'Église, le retour à l'ordre moral, appuyé par l'impératrice Eugénie, est l'une des préoccupations du régime. Néanmoins, en 1863, alors que jean-léon Gérôme et les grands peintres officiels sont célébrés au Salon de peinture et  de sculpture, Napoléon III permet l'ouverture d'un "Salon des refusés" Courbet et les futurs impressionnistes.


La construction du Palais Garnier fut décidée par Napoléon III dans le cadre des grands travaux de transformation de la capitale menés sur son ordre par le baron Haussmann. C’est un jeune architecte de 35 ans, Charles Garnier, qui remporta le concours à l’unanimité. Lorsque Garnier présenta ses plans à l’Impératrice Eugénie, elle s’étonna : « quel affreux canard, ce n’est pas du style, ce n’est ni grec ni romain ! » Charles Garnier eut alors une répartie fameuse : « c’est du Napoléon III, Madame ! »

 

Cette période est cependant caractérisée par la richesse de sa littérature, de Flaubert à G. Sand ou aux frères Edmond et Jules de Goncourt. La construction de l'Opéra Garnier illustre l'importance accordée au monde du spectacle, élément de la « fête impériale ». Les spectacles en ville se développent notamment l'opéra-bouffe, un genre dans lequel triomphe le compositeur Jacques Offenbach, mais aussi les pièces de théâtre comme celles d'Eugène Labiche qui remportent un franc succès. Bien que ces deux personnalités assument leur bonapartisme, leurs œuvres se livrent à une « critique corrosive mais souriante de la société impériale ».

Doté d'une forte pension officielle et d'une très confortable liste civile, les fêtes et les réceptions grandioses de l'empereur et de l'impératrice aux Tuileries, à Saint-Cloud ou à Compiègne confèrent aussi à la « fête impériale » un rôle de propagande. De nombreux artistes tels Eugène Delacroix,Gustave Flaubert, Prosper Mérimée mais aussi des personnalités du monde scientifique comme Louis Pasteur participent notamment aux séries, des fêtes données pendant toute une semaine au palais de Compiègne par le couple impérial.

Paris accueille de grandes réunions internationales telles que l'exposition universelle de 1855 (En août 1855 le séjour officiel de la reine Victoria à Paris constitua un temps fort et symbolisa l’alliance entre les deux puissances alors engagées côte à côte en Crimée.) et celle de 1867qui lui permettent de mettre en avant l'intérêt de la France pour les progrès techniques et économiques. D'ailleurs, intéressé personnellement par tout ce qui relève du progrès technique, l'empereur finance lui-même les travauxsur le moteur thermique à quatre temps.

Fichier:Manet - Blick auf die Weltausstellung von 1867.jpg

Edouard Manet - " Vue de l'exposition universelle de 1867" - (1867)

 

Napoléon III et les guerres

1 - Crimée - En 1856, le Congrés de Paris met fin à la guerre de Crimée. -

La France et la Grande-Bretagne déclarent la guerreà la Russie qui menace l'intégrité de l'empire ottoman .Cette décision entraîne le déclenchement de la guerre de Crimée. Les forces franco-britanniques l'emporteront sur la Russie après le terrible siège de Sébastopol de septembre 1854 à septembre 1855. La paix sera signée à Paris le 30 mars 1856.

La Bataille de Malakoff a lieu durant la guerre de Crimée lors du siège de Sébastopol. Les troupes françaises et russes s'affrontent le 7 septembre 1855. Les deux armées se livrent à un long combat. Les troupes commandées par le général Mac Mahon imposent une défaite aux Russes qui voient leurs amiraux tués durant le combat. Grâce à cette victoire, les alliés permettent de faire tomber la ville de Sébastopol et assure la victoire de laguerre.

L'Angleterre, la France, la Turquie et la Russie signent la paix de Paris et mettent un terme à la guerre de Crimée. La fin du siège de Sébastopol en septembre 1855, a marqué la défaite de la Russie. Elle accepte sans condition de renoncer à ses prétentions sur la Turquie et reconnaît l'intégrité du territoire turc. La mer Noire et le Danube sont déclarés territoires neutres.

2 - Napoléon III soutient l'unité italienne. Et entre en guerre avec l'Autriche

Les traités de Vienne en 1815 avaient fait de l'Italie une véritable mosaïque de petites républiques. Une foule de souverains  se partageaient la péninsule.
Sur le Piémont régnait la Sardaigne.
Victor-Emmanuel II représentait cette dynastie de Savoie qui était entièrement tournée vers le Piémont, la Lombardie, la vallée du Pô... Turin en était la capitale

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La péninsule italienne en 1848

L'Autriche possédait les riches plaines de Lombardie et la Vénétie.
Le centre de la "botte italienne était occupé par l'église de Ostie à Ancône.
Victor-Emmanuel II sut intéressé Napoléon III à sa cause.

Pendant dix ans, sous le Second Empire, la comtesse de Castiglione fut la femme la plus fascinante et la plus convoitée de la société parisienne. La plus mystérieuse aussi. Née en 1837 près de Gênes, elle n'a pas dix-huit ans lorsque, déjà mariée, elle est sollicitée par son cousin, Cavour, ministre du royaume de Piémont-Sardaigne, pour se rendre à Paris et convaincre l'empereur Napoléon III de soutenir la cause de l'unité italienne.

Le jeune François-Joseph, sans expérience, d'ailleurs de peu d'étoffe, borné, froid, faible et faux, cède aux conseils de violence. Le 20 avril, son chancelier Buol adresse un ultimatum à Turin, où il somme le Piémont de désarmer dans les trois jours.

Cavour repousse l'ultimatum et fait appel à la France. C'est la guerre avec l'Autriche.
Cavour est un homme politique piémontais et fondateur de l'unité italienne autour du Piémont.
Elu député conservateur
au parlement piémontais,  anticlérical, il exerce diverses fonctions au gouvernement : ministre de l'agriculture en octobre 1850, puis des finan
ces en 1851.
Partisan d'un agrandissement du Piémont au détriment de l'Autriche, il conclut de la défaite italienne de 1849 contre l'Autriche (traité de Milan, août 1849), à la nécessité de se trouver des appuis pour réaliser l'unité italienne sous l'autorité du Piémont. La France de Napoléon III lui paraît l'allié le plus adéquat.
Lors du congrès de Paris, en avril 1856, suite à la guerre de Crimée, Cavour profite du siège qui lui est offert au titre des puissances belligérantes (une présence militaire plutôt politique et stratégique) pour poser le problème italien et tester les ambitions de la politique étrangère française. Cavour travaille alors à un rapprochement économique et culturel. Ainsi en 1857, commence-t-on les travaux du tunnel du Mont-Cenis.
Ambassadeur italien lors de l'entrevue de Plombières avec Napoléon III en juillet 1858, il négocie pendant sept heures les modalités de l'alliance franco-piémontaise, à savoir : la conclusion d'une alliance militaire contre l'Autriche (confirmée en janvier 1859), la constitution d'un Etat italien confédéré, la cession par l'Italie de Nice et de la Savoie, le mariage du prince Jérôme Bonaparte avec la fille de Victor-Emmanuel II, roi du Piémont. Personnellement impliqué dans la marche à la libération italienne du joug autrichien, Cavour démissionne du parlement piémontais en juillet 1859 suite à l'armistice franco-autrichien de Villafranca.

Vainqueur sur le terrain, Victor-Emmanuel II poursuit sa politique d'unification de la péninsule en annexant les pays insurgés d'Italie centrale. Cavour, rappelé au gouvernement en janvier 1860 est alors chargé de négocier la ratification française moyennant la cession de Nice et de la Savoie par voie référendaire (traité de Turin le 24 mars 1860).
 Le 14 mars 1861, Victor-Emmanuel II de Piémont est élu roi d'Italie par le premier parlement italien.

Les volontaires garibaldiens tentent de pénétrer à Rome et d'en chasser le pape Pie IX. Ils veulent remettre la ville au roi d'ItalieVictor-Emmanuel II pour achever l'unité politique de la péninsule. Mais ils sont écrasés à Mentana (près de Rome, le 13 mars 1867) par les soldats pontificaux qui bénéficient du soutien d'un contingent français envoyés par Napoléon III. Le roi d'Italie attendra la défaite de la France face à la Prusse pour se saisir enfin de la ville de Rome et en faire sa capitale.

3 - Au printemps 1859, la guerre fut déclarée à l'Autriche.

La guerre fut courte et glorieuse. Napoléon III commandait en personne les armées envoyées au delà des Alpes.

Ce fut la Bataille de Magenta (4 juin 1859), Solférino (24 juin 1859), puis Villafranca (11 juillet 1859)... Batailles terribles, qui laissèrent à Napoléon III, vainqueur, le choix de proposer aux autrichiens un armistice.

Jean-Louis Ernest Meissonier, Napoléon III à la bataille de Solferino
Jean-Louis Ernest Meissonier, Napoléon III à la bataille de Solferino

Napoléon III à la bataille de Solferino (24 juin 1859). Peinture sur bois de Jean-Louis Ernest Meissonier (1863). (Musée d'Orsay, Paris.)

Villafranca marque donc la fin de la campagne d'Italie. Malgré le soutien français, les Piémontais n'accordent aucune reconnaissance à Napoléon III. Un ancien ministre sarde, le marquis d'Azeglio, déclarera ainsi : « Aller en Italie avec 200000 hommes, dépenser un demi-milliard, gagner quatre batailles, restituer aux Italiens une de leurs plus belles provinces et en revenir maudit par eux… ». C'est le triste résultat de Villafranca.

L'armistice du 11 juillet sera solennisé par la signature de la paix de Zurich le 10 novembre 1859. Après ratification populaire, la Toscane, Parme, Modène, l'Émilie, la Romagne… rejoignaient le Piémont qui, de surcroît, annexait l'Italie centrale. En 1860, les « chemises rouges » de Garibaldi permettaient au Piémont d'annexer également l'Italie du Sud. En 1866, l'Autriche aliénait la Vénétie. L'Italie était enfin unifiée. Après la chute du Second Empire, Rome était rattachée. Enfin, par plébiscite, la Savoie et le comté de Nice, donnés par le Piémont, devenaient français en 1860. Entre-temps, Cavour était revenu au pouvoir le 20 janvier 1860. Villafranca était effacé.

4 - Mexique (1861-1867)

Depuis longtemps Napoléon III s'intéressait au Mexique, ancienne colonie espagnole, indépendante depuis 1821 et redoutait de le voir entrer dans l'orbite des Etats-Unis. Napoléon III ne voulait pas conquérir le Mexique, mais il voulait que le pays se donne un régime politique stable et favorable à l'expansion économique de la France. En 1860, le parti catholique fut renversé du pouvoir par le parti anticlérical de Benito Juarez soutenu par les Américains.

Au nom de la doctrine Monroe (l'Amérique aux Américains),Washington somme l'empereur français de retirer ses troupes du Mexique. Napoléon III refuse et demande à Maximilien, empereur du Mexique depuis 1863, de constituer une armée nationale. L'expédition française au Mexique a commencé en 1862 quand l'empereur, sur les conseils du duc de Morny, décide de créer un empire catholique pour contrebalancer le pouvoir des jeunes Etats-Unis protestants. Il a placé à la tête du Mexique le frère de l'empereur d'Autriche, Maximilien.
Mais face à la pression américaine et aux guérillas mexicaines, 
Napoléon III rappellera ses troupes en mars 1867, laissant Maximilien seul face aux insurgés mexicains.

 

Maximilien

 

(Vienne 1832-Querétaro 1867), archiduc d'Autriche (Ferdinand Joseph de Habsbourg), empereur du Mexique (1864-1867).
Frère cadet de François-Joseph, il devint empereur du Mexique (1864) à l'instigation de Napoléon III. Mais le retrait des troupes françaises (1866-1867) le laissa seul aux prises avec Juárez García, qui le fit fusiller.

 

 

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Exécution de l' empereur Maximilien par Manet (

L'empereur du Mexique est fusillé le 19 juin 1867 à Querétaro avec deux de ses généraux.Maximilien avait accepté en 1864 la couronne que lui offrait Napoleon III.

5 - Le Luxembourg indépendant

Signature du second Traité de Londres, qui établit l'indépendanceet la neutralité (affirmée dès le premier traité de 1839) du Grand-Duché du Luxembourg, sous la garantie des neuf grandes puissances signataires, dont la France, le Royaume-Uni, l'Autriche-Hongrie ou la Prusse.
Parmi ses conséquences immédiates dans l'équilibre géostratégique intra-européen, la résolution (prévue dans l'article I) de la Crise du 
Luxembourg, ceci grâce au rapprochement entre Pays-Bas (maison d'Orange-Nassau) et Luxembourg, qui court-circuitait les velléités d'achat dudit duché par Napoléon III au roi des Pays-Bas, Guillaume III.

6 - La guerre contre la Prusse

En juillet 1870, l'empereur des Français, qui s'oppose à l'avènement d'un prince prussien au trône d'Espagne vacant, a obtenu une satisfaction rapide par le désistement du prétendant Léopold de Hohenzollern. Mais Napoléon III veut plus encore : il désire que la Prusse prenne des engagements sur l'avenir en renonçant définitivement au trône espagnol. Il est impensable pour lui de revivre la situation du XVIe siècle lorsque l'empereur Charles d'Autriche dit Charles-Quint régnait de l'Espagne à l'Allemagne enserrant la France dans un étau.
Situation intenable qui avait déjà provoqué six guerres de 1521 à 1559, sans oublier leurs prolongements : six autres guerres de 1635 à 1748. C'est peu dire que la France tient à sa tranquillité du côté des Pyrénées.

 

Le 19 juillet 1870, le gouvernement de l'Empire français déclare la guerre au royaume de Prusse. Napoléon III prend le commandement de l'armée le 28 juillet à Metz.
La France se trouve affaiblie par ses précédentes guerres ( Crimée, Italie, Mexique ) contre une armée ennemie puissante  formée des troupes confédérées. L'armée prussienne vient de battre le Danemark en 1864 puis l'Autriche en 1866. En outre, elle a perfectionné son armement. Les Français comptent sur leur moderne fusil Chassepot à culasse mobile et sur leurs mitrailleuses Reffye.
La capitulation impériale déclenche à Paris la déchéance de Napoléon III et de son régime. La République est proclamée le 4 septembre et un gouvernement de la Défense nationale se constitue composé de députés de Paris : Jules Favre, Jules Ferry, Jules Simon, Léon Gambetta, etc.
Sans obstacle devant elles, les armées allemandes envahissent la Champagne puis atteignent Paris qui est investi complètement le 19 septembre. Le siège de la capitale commence.
En automne, les places-fortes de Toul, Strasbourg, Metz se rendent. Le maréchal Bazaine a capitulé à Metz sans combattre, livrant 173 000 soldats, 3 maréchaux, 50 généraux, 53 drapeaux, 200 000 fusils, des canons, des munitions. Le désastre est complet.
Bismarck a refusé les propositions de paix de la République et il réclame déjà l'Alsace et la Lorraine comme conquête.

La France perd près de 1 700 communes soit toute l'Alsace et une partie de la Lorraine avec 1 600 000 personnes ; en outre, elle doit payer au vainqueur, en tant qu'indemnité, la somme de 5 milliards de francs-or plus leurs intérêts de 567 millions de francs. Pour en garantir le paiement, les troupes ennemies occupent des départements durant deux ans, ne quittant la dernière ville envahie, Verdun, que le 13 septembre 1873. Les frais d'occupation, 341 millions de francs, ont été à la charge des Français. Quant à l'armée française, il lui a été interdit de tenir garnison au-delà de la Loire durant cette période.
La France pleure 138 000 morts ; sur 400 000 prisonniers, 18 000 sont décédés en captivité.