Autoportraits Rembrandt (1606-1669) :

Image illustrative de l'article Autoportrait en Zeuxis

 Autoportrait à l'âge de 34 ans. 1640 - 2è autoportrait, celui de 1657 - Autoportrait à l'âge de 53 ans. 1659 - Le suivant en 1661 et au-dessous de ces  trois portraits inn autre autoportrait peint vers 1666-1668.

Rembrandt a réalisé une centaine d'autoportraits toute sa vie durant. Ces portraits peints par l'artiste lui-même semblent être le journal de son regard sur son vieillissement en quarante ans de carrière.

Pourtant il s'agissait d'un sous-genre mineur, mais le peintre avait besoin de sortir de l'anonymat où le reléguer le mécène. Parfois le peintre donnait ses traits à un personnage de son tableau (Ainsi Le Caravage ne s'est-il pas repésenté dans ce tableau "David et Goliath", peu avant sa mort, sous les traits de la tête de Goliath ? ).

Caravage3
David avec la tête de Goliath (2ème version) - 1610 - Le Caravage

Rembrandt a pu assouvir aussi son gout pour les travestissements. Il semble prendre plaisir à se représenter coiffé d'un immense béret ou d'un turban, vêtu de guenilles  ou d'un somptueux pourpoint,tantôt bourgeois ou mendiant, tantôt bon apôtre ou soldat arrogant, selon son humeur du moment.
Le peintre est surpris parfois en plein travail avec sa palette,devant son chevalet et son modèle, qui  peut être lui en l’occurrence (ça coûte moins cher) se regardant dans le miroir tel Narcisse contemplant son reflet dans l'eau.

 

Autoportrait de Johannes Gumpp, Autoportrait de Cèzanne    Vélasquez en peintre dans les Ménines

 Mais qui est Gumpp ?

Johannes Gumpp est un peintre autrichien né à Innsbruck le 14 août 1626, mort dans la même ville le 24 novembre 1728.
Fils de l'architecte Christoph Gumpp. Johannes Gumpp est célèbre pour son autoportraitde 1646, exposé à présent dans le Musée des Offices, à Florence .
On y voit l'artiste de dos regardant son reflet dans un miroir octogonal, tout en se représentant sur une toile.

Nicolas Poussin, autoportrait peint vers 1650.

Nicolas Poussin, <i>Autoportrait</i>

 

Eugène Delacroix, autoportrait vers 1837 :

File:Eugene delacroix.jpg

 

 

Autoportrait de Gauguin :

Paul Gauguin, Autoportrait au Christ Jaune, 1889-90, Huile sur toile, 38 x 46 cm, Paris, Musée d’Orsay.

  " L'autoportrait au Christ jaune" 1889

A gauche se trouve Le Christ jaune, image de la souffrance sublimée, auquel Gauguin prête ses propres traits

Autres autoprtraits de Gauguin   :

ImagePaul GAUGUIN, Autoportrait, 1896, huile sur toile,Museu de Arte Brasileira, São Paulo, Brésil.
Paul Gauguin, Autoportrait à l’idole, vers 1893,           Paul GAUGUIN, Autoportrait, 1896,
                                                                                       huile sur toile, Museu de Arte Brasileira, São Paulo, Brésil.
46x 33 cm, McNay Art Museum, San Antonio, Texas.

Autre autoportrait avec miroir et toile :

L'artiste n'est plus lui mais son travail (son travail de peintre est plus important que lui).
Il s'incarne dans son pinceau et se masque derrière des lunettes sans regard, que l'on peut voir dans le reflet du miroir.
Il nous tourne le dos et s'efface au spectateur. Seule la toile qui le représente, ainsi que quelques exemples d'autoportraits célèbres de l'histoire de la peinture, nous font face et nous regardent. Son regard n'est pas présent.
Il s'efface tout en se représentant de façon plus humble et rajeuni dans ce portrait inachevé et sans couleurs de lui-même, ou là son

 

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Le triple autoportrait de Norman Rockwell - 1960


Seule la peinture est digne d'être réellement représentée.
Cet homme en train de peindre n'est là que comme artisan d'un art qui dépasse la représentation de l'artiste.
Il représente de façon conceptuelle l'artiste perpétuant l'esprit de ses maîtres. Il demande au spectateur de savoir regarder à travers la technique, la peinture pour ce qu'elle a de sensible à la manière de la pipe qui n'en est pas une et qu'il tient dans sa bouche (alors qu'une cigarette fume dans la corbeille, signifiant qu'il s'agit bien là d'un accessoire volontairement mis en scène).

 

Autoportraits Van Gogh (1853-1890) :

Autoportrait au chapeau  Au chapeau   A l'oreille bandée (à Arles 1889           A Saint-Rémy 1889    A  Auvers-sur-oise 1889
de feutre gris
1887          de paille 1888

Van Gogh a peint des autoportraits à plusieurs reprises.  Ces essais lui permettent d'expérimenter les techniques artistiques qu'il découvre. Ses autoportraits reflètent ses choix et ses ambitions artistiques qui évoluent en permanence. Les peintures varient en intensité et en couleur et l'artiste se représente avec barbe, sans barbe, avec différents chapeaux, avec son bandage qui représente la période où il s'est coupé l'oreille, etc. La plupart de ses autoportraits sont faits à Paris. 

- Autoportraits de Degas (1834-1917) :

...Au chapeau mou 1857... 1855.....................1854..............................1855.

Il fut un grand portraitiste intéressé par les états psychiques des personnages et par la lumière

- Courbet (1819-1877):


Autoportrait au chien noir, par Gustave Courbet (1842)

 

 

......Effrayé ou désespéré 1843.........................A la pipe 1849............Endormi ou blessé 1844-54

 Courbet montre, dans ses autoportraits, son corps tel qu'il est vécu de l'intérieur  (son état d'esprit).

 Les premiers autoportraits », met au jour la propension de l'artiste à se représenter en (ab)usant d'expédients singuliers. La réminiscence du modèle titianesque, depuis le petit Portrait de l'artiste au chien noir (1842, Pontarlier, Hôtel de Ville) jusqu'à "L'Homme à la ceinture de cuir" (vers 1845-1846, Orsay), est à cet égard éloquente : certain d'une beauté que les années n'ont pas encore altérée, Courbet, en la détournant, se nourrit de la tradition afin de fixer précocement les traits d'un visage qui devient un véritable archétype matriciel et s'avère susceptible de l'imposer comme un artiste solitaire et frondeur, volontiers lyrique quand il n'est pas arrogant. Tour à tour, violoncelliste, « désespéré [2] », « amant heureux », « homme blessé » rimbaldien, Courbet impose et s'impose, joue à merveille des artifices spéculaires que les autoportraits rendent possibles

Comme les anciens maîtres, Gustave Courbet enduisait sa toile d’un fond sombre, presque noir, à partir duquel il remontait vers la clarté. Proudhon, le théoricien socialiste (et l’homme qu’il admira le plus) aurait voulu faire de lui un peintre prolétarien mais hormis les casseurs de pierre, pas d’ouvriers sur ses toiles et, somme toute, bien peu de paysans.


- Bacon (1909-1992):

Francis Bacon en 1976..................................1969...................................et 1978

Francis Bacon, obnubilé par sa "laide Augur", a peint plus d'une centaine d'autoportraits parfaitement défigurés, comme de la chair en dégénérescence.

- Autoportrait de P.Bonnard :

 


 :- Picasso (1881-1973):

Autoportrait à la palette 1905 - Mougins 1972..................Barcelone 1900....................

« " J’ai fait un dessin hier. Je crois que j’ai touché là quelque chose... Ça ne ressemble à rien de déjà fait. " [...] Trois mois plus tard, Picasso avait durci les traits bistres et les hachures grenat-mauve en haut du crâne vert-bleu. " Tu vois, j’ai vraiment touché là quelque chose... ". J’eus l’impression qu’il regardait sa mort en face, en bon Espagnol. " »

 


Pascal Bonafoux : Autoportraits du XXème siècle

Peindre un autoportrait est un exercice redoutable: il est difficile de s'affronter soi-même sans complaisance, et ce peut aussi être une opération dangereuse qui confine à l'introspection. Les raisons qui ont poussé bien des peintres à se prendre pour modèle ont été très différentes (à l'époque romantique, quand les peintres ont un statut précaire, ils trouvent dans leur image renvoyée par un miroir un modèle que l'on peut peindre sans frais...).
Par ailleurs, l'artiste ne se représente pas toujours comme il se voit dans le miroir; l'image est "truquée", recomposée.
De plus, une des spécificités de ce genre est qu'il est très difficile, voire impossible, au spectateur de faire la distinction entre portrait - de soi par un autre - et autoportrait - de soi par soi-même.
L'autoportrait en tant que tel n'apparaît qu'à partir de la deuxième moitié du XV ème siècle; auparavant, on trouve des portraits où l'artiste donne sa propre figure à un personnage d'une scène, religieuse par exemple: c'est à l'époque de la Renaissance qu'il acquiert un statut individuel, parallèlement à l'émergence de la figure de l'artiste et à l'apparition dans les lettres et la philosophie de la prise en compte de la personne. 

 

Le peintre met en scène un statut social, la dignité d'un métier (Il appartient à un corps social déterminé, il est membre d'une guilde; la peinture étant devenue un art libéral, l'artiste s'affirme comme autre chose qu'un artisan).

 

 - Dürer :

Dürer est un des grands créateurs du genre de l'autoportrait, comme représentation distincte de soi. Il se dessine dès l'âge de treize ans en 1484, puis peint quatre grands autoportraits en 1493, 1498et 1500. Celui de 1500(Munich, Alte Pinakotek) est particulièrement remarquable car Dürer s’y peint de face, un angle de vue que peu de peintres ont utilisé pour se représenter.
Dürer est également le premier artiste à se représenter nu (1503). Enfin il n'hésite pas à se dessiner sous les traits du Christ, en 1522 et 1523, quelques années avant sa mort.

 

1er autoportrait de Dürer en 1493. Puis à 27 ans en 1498...Et de face en 1500





 

 

Autoportrait nu, 1505

 

- Les grands peintres italiens de la Renaissance ont réalisé assez peu d’autoportraits.

Le premier est sans doute celui du Pérugin vers 1500 (collège du Cambio, à Pérouse).
On connaît un dessin de Léonard de Vinci (1512).
Michel-Ange a donné son visage à la dépouille de Saunt Barthélémy (Plafond de la chapelle Sixtine); et plusieurs de ses sculptures peuvent s'assimiler à des autoportraits idéalisés, comme le San Procolo du tombeau de Saint Dominique à Bologne.
 
Giorgione a peint vers 1509-1510 son autoportrait en David.


Autoportrait, Palazzo dei Priore, Pérouse

Autoportrait du Pérugin (1500). Léonard de Vinci...Michel-Ange (vers 1536). Giorgione
 Palazzo dei Priore, Pérouse

 

Raphael nous est plus connu : on le voit parmi les personnages de l'Ecole d'Athènes (1510),  dans un autoportrait présumé de 1516

 

  l’École d'Athènes (1510) - on reconnaît Raphaël à l’extrême droite du tableau, avec un béret noir

C'est une fresque de 770 sur 440 cm réalisée entre 1509 et 1510. Les couleurs dominantes sont l'ocre, le beige et le pastel

L'orange et le bleu sont complémentaires

L'utilisation de la lumière et de l'ombre est à l'époque une particularité

Cette fresque symbolise la Philosophie et la recherche du Vrai est en opposition avec la fresque "La dispute du Saint Sacrement" qui représente la victoire de la Théologie

Titien a peint deux beaux portraits de lui-même en vieillard dans les années 1560.

[titian-self-portrait.jpg]

Autoportrait du Titien - vers 1560

Véronèse apparaît pour sa part en violiste vêtu de blanc dans les Noces de Cana, au côté de Titien jouant de la viole de gambe (1562).

Paolo CALIARI, dit VÉRONÈSE - Vérone, 1528 - Venise, 1588
Les Noces de Cana 1563

Véronèse dispose avec aisance cent trente convives, mêlant les personnages de la Bible à des figures contemporaines. Celles-ci ne sont pas réellement identifiables, même si une légende du XVIIIe siècle raconte que l'artiste se serait lui-même représenté en blanc, avec une viole de gambe aux côtés de Titien et de Bassano participant au concert. Le maître de cérémonie barbu pourrait être l'Arétin pour qui Véronèse avait une grande admiration. Au milieu de cette foule, plusieurs chiens, oiseaux, une perruche et un chat s'ébattent.

 Les noces de Cana sont peintes pour le réfectoire des bénédictins de Saint Giorgio (en face du palais des doges) en 1563, alors que Véronèse à 35 ans. Le couvent est un haut lieu intellectuel disposant de gros moyens financiers. Le tableau est commandé dans le cadre d'une reconstruction de ce couvent. Dans le réfectoire, il surplombait la chaire d'où l'abbé faisait la lecture pendant le repas, ce qui obligeait les regards à converger.

 

Autres autoportraits de peintres celèbres :

- Matisse :

 

- Dali :

 Autoportrait au cou de Raphael Salvador Dali

 Autoportrait au cou de Raphaël

Dali portait très jeune de longues pattes. Il se représeTrès grandente avec un long cou tel le peintre de la renaissance, Raphael, que Dali aimait beaucoup.

 

Caillebotte :

Caillebotteautoportrait.jpg

Autoportrait, 1892
musée d'Orsay, Paris