Les experts nous disent :

"Le risque zéro n’existe pas".
Il y a quand même des risques et on est donc exposé à un danger probable.
Normalement, tous les risques avaient déjà été envisagés. Les centrales nucléaires sont sures notamment en France qui vend son expertise en la matière dans le monde entier.

Pourtant de nombreux pays ont décidé, suite à la catastrophe nucléaire du japon, d' inspecter à nouveau les centrales  pour suspendre celles éventuellement qui ne se révéleraient pas assez sûre, selon de nouvelles normes plus draconiennes.

Vint alors les questions :
Elles ne l'étaient pas avant ? On nous aurait fait vivre dangereusement.

  • Les chinois ont dire faire cette tournée d'inspections  des centrales nucléaires et suspendent tout nouveau projet à l'exception de celles qui sont déjà actées (35 centrales  nouvelles dont 28 sont d' ores et déjà en construction. La production chinoise représente aujourd'hui 2 % de l'électricité. cette part doit doubler d' ici 2020. Le programme nucléaire devrait être ralenti et ce dans l'indifférence de la population, inconsciente des risques.

La Corée du Sud, le Japon et la Chine cherche à conclure un accord durant leur sommet à Tokyo en Avril afin d’intensifier leur coopération face à des violations de sécurité nucléaire dans le sillage des fuites radioactives de la centrale japonaise frappée par le séisme, ont indiqué ce jeudi les officiels.

  • La Turquie  a décidé de mener à bien la construction d'au moins 2 centrales  dont la première avec le Russie. M.Erdogan est persuadé que la centrale turque sera "exemplaire" et a rejeté toutes les craintes et toutes les critiques (la Turquie est traversée par plusieurs failles) qui s'étaient levées suite  à l'accident nippon dont le ministre de l'énergie doit retenir les leçons ( une catastrophe naturelle peut être supérieure à celles qui avaient été envisagées). Le ministre  veut relancer le programme nucléaire ( il envisage 20 % d'électricité d'origine nucléaire en 2030) pour faire face à un accroissement rapide de la consommation d'électricité qui devrait doubler dans les 10 ans qui viennent.
    Un séisme avait fait en 1999, près de 20 000 morts.
    La centrale devrait être prête en 2018.
  • En Indonésie, zone de catastrophes naturelles par excellence (rappelons-nous du tsunami qui avait causé la mort de 200 personnes, le programme nucléaire ne devrait pas être non plus, ralenti. Pour faire face à la diversité des besoins en énergie le pays table sur l'énergie nucléaire qui devrait représentée 4 % des besoins énergétiques en 2025.
  • En Thaïlande, la construction de cinq centrales est envisagée. Mais le premier ministre est dubitatif, ainsi que la population de la région où devraient être construites ces centrales, population soutenue par le gouverneur de cette région. Tous sont effrayés par ce qui s'est passé au Japon.
  • En Californie
    Celle-ci dispose actuellement de 2 centrales nucléaires dans le Sud, au bord de l'océan Pacifique ( Un mur de 10 mètres anti-tsunami a été construit).
    Nous sommes sur une zone sismique.
    Les centrales ont été construites pour résister à un tremblement de terre de magnitude 7.
    Que se passera-t-il si une secousse dépasse la magnitude 9 comme à Fukushima ?
    L'énergie nucléaire est certes en débat quant à la sûreté mais la plupart des pays continuera le développement de l'industrie nucléaire prétextant une énergie propre ( sans CO2, permettant de tenir ses quotas), l'indépendance énergétique et que son industrie est la plus sûre.
  • L'Italie est sortie du nucléaire en 1987. Elle ne produit pas d'énergie nucléaire mais importe cette énergie principalement de la France.
    Selon un article de Libé, l'Italie renonce définitivement au nucléaire :

"Alors que l'opposition à l'atome s'est renforcée en Italie depuis les accidents au Japon, le gouvernement de Silvio Berlusconi a donné mardi un coup d'arrêt à son programme de retour au nucléaire et annoncé"une nouvelle stratégie énergétique" pour une date non précisée.

Le gouvernement a "présenté aujourd'hui un amendement au décret-loi 34 actuellement à l'examen du Sénat", qui "prévoit l'abrogation des normes concernant le programme de localisation, de réalisation et d'activité sur le territoire national de centrales nucléaires", selon un communiqué officiel...

Selon le ministre du Développement économique Paolo Romani, la nouvelle stratégie qui devra "porter sur les 20 prochaines années",commencera à être définie "après l'été".

"Il est important de se tourner vers l'avenir et d'utiliser les meilleures technologies disponibles pour la production d'énergie propre, particulièrement dans le domaine des énergies renouvelables et de l'énergie verte", a-t-il précisé."

Lors d'une manifestation à Rome en 2009.

Toute recherche ou toute production d'énergie comporte des risques

Le séisme au japon, du 11 mars 2011 n'a fait aucun mort à cause du nucléaire.(Sauf ceux qui ont été sur le site)

Quelques définitions :

  • Nucléaire : relatif au noyau de l'atome. Energie Nucléaire : énergie qui en est issue.
  • Atomique : relatif à l"atome. Énergie atomique : énergie nucléaire .

(Source : petit Larousse de 1998")

 

Les rejets radioactifs de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima se poursuivent, avec une contamination locale que le Japon aura à traiter

Les rejets radioactifs de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima se poursuivent, avec une contamination locale que le Japon aura à traiter "pendant des dizaines et des dizaines d'années", a prévenu lundi l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN).

  •  Exposition aux radiations et contamination.
    Deux types de contamination doivent être distingués :
    1.  l’irradiation externe de la peau et des yeux d'une part.
      Il suffit alors de prendre une douche et de ne pas réutiliser les vêtements portés au moment de l’exposition pour se débarrasser des particules radioactives présentes sur le corps.
    2. L'irradiation interne d'autre part.
      Dans ce deuxième cas, des particules radioactives pénètrent à l’intérieur du corps. Absorbées par la peau, inhalées ou ingérées - notamment par la consommation d’eau ou d’aliments contaminés -, elles se fixent sur différents organes et, si les cellules sont trop endommagées ou détruites, elles peuvent en altérer le fonctionnement.

 

Exposition à des radiations

Les dangers dans la production d’énergie :

  • Eolien et solaire :
    sans.
  •  Hydraulique :
    risque de rupture des barrages, risques liées à l'inondation de certaines surfaces...mais renouvelables et  sans déchets
  • Charbon :
    Problème des mines qui peuvent s’effondrer et explosion de gaz dans les mines (coups de grisou), dégagement de gaz à effets de serre
  • pétrole :
    incendies des puits. puits offshore difficiles à obturer, risques de marées noires, risque d'explosion ( de raffineries), gaz à effets de serre
  • gaz :
    explosion, gaz à effets de serre

 

Nucléaire :

risque d'explosion,
de radiation, de contamination.
Pas de gaz à effet de serre;
déchets très radioactifs , certains ont une longue durée de vie et peuvent restes radioactifs plusieurs milliers d'années
L'information circule mal. 
les riques sont toujours minimisés:

- Tchernobyl :
mesures de radiation non fiables,
nombre de mort, suite à catastrophe, minimisé,
25 ans après, il faut à nouveau enfermer les radiations. Celles-ci devront être à nouveau enfermées dans un sarcophage.

 

Image attachée

Une des raisons pour lesquelles il est si difficile de s'accorder sur un bilan humain réside dans le nombre de personnes concernés par l'accident. Car en plus des liquidateurs et des résidents des territoires fortement contaminés, des millions de personnes ont été exposées à de faible doses de rayonnement. En effet, après l'explosion de la central, le nuage radioactif s'est déplacé au gré du vent (l'anticyclone des Açores ne pouvait être partout, déjà bien qu'il protège la France !!). On estime aujourd'hui qu'il a recouvert près de 40% de l'Europe.

- au japon :
les japonais sont toujours mal informés, pour qu'ils ne cèdent pas à la panique.
On attend toujours des informations qui sont toujours minimisées par l'exploitant et le gouvernement.
L'accident de Tchernobyl est maintenant dépassé : accident de niveau 7 à la centrale de Fukushima. Il aura fallu plusieurs jours pour admettre que l'incident devienne une catastrophe (Celle-ci n'a pas atteint Tokyo, uniquement parce que les vents ont poussé, fort heureusement, le nuage radioactif vers le Pacifique).

De Fukushima à Fukushima-rre de la folie nucléaire

 La folie nucléaire à Fukushima combattue avec des seaux d'eau ( bravo le high-tech de la sûreté)

 

 

Les déchets du nucléaire

Le cycle de l'énergie nucléaire - la filière de l'industrie nucléaire

Fichier:SchémaMatièresRadioactives.svg

 Les déchets sont constitués de tout ce qui n'est pas réutilisé dans le cycle nucléaire :

  1. le combustible usé qui est irradié et non retraité. Certains pays le retraite, ce qui donne du plutonium et de l'uranium de retraitement, ces matières entrant dans la fabrication du MOX qui servira de combustible dans les centrales.
  2. Les déchets ultimes suite au retraitement.
  3. Les déchets provenant du fonctionnement des centrales :
    • les déchets technologiques : gants, combinaisons, outils, etc. ,
    • rejets radioactifs, thermiques et chimiques.
      Les mesures édictées par la réglementation française sont destinées à maintenir ces rejets à des niveaux acceptables du point de vue de la santé des personnes et de la protection de l'environnement. Il en résulte un impact environnemental limité, d'autant plus que les installations nucléaires ne rejettent à l'atmosphère ni gaz à effet de serre ni produits polluants tels les dioxydes de soufre ou d'azote ou les poussières).
  4. Les résidus de minerai d'uranium. (L'uranium est un élément faiblement radioactif, qui ne présente pas de danger pour l'environnement s'il reste dans son état naturel. Cependant, après le démantèlement d'une mine d'uranium, il reste plus de 80 % des radioisotopes dans les collines de déblais. Le vent diffuse des particules radioactives dans toutes les directions. L'eau ruisselante est contaminée et s'infiltre dans les nappes phréatiques ou les ruisseaux.Une mine d'uranium en exploitation produit de nombreux déchets :
    • des rejets atmosphériques : le radon et les poussières radioactives. L'un des rejets les plus dangereux d'une mine d'uranium est le radon, un gaz rare invisible et inodore qui se propage depuis les installations de conditionnement et les collines de déblais ou les réservoirs de déchets liquides. Le radon entraîne un risque de cancer du poumon.
    • des rejets liquides : l'eau d'exhaure créée par les forages et l'évacuation d'eaux de ruissèlement à l'intérieur de la mine peut être plus ou moins bien traitée avant rejet.
    • des déchets solides : les boues et les précipités en provenance du traitement des effluents liquides.
    • des stériles : les roches extraites qui ne contiennent que très peu d'uranium et qui, par conséquent ne sont pas traitées. La quantité des stériles de mines d'uranium atteint des centaines de millions de tonnes. Si les stériles ne sont pas bien couverts et situés, ils rejettent du radon et des poussières radioactives dans l'air et par infiltration d'eau de pluie des matières toxiques et radioactives passent dans les eaux souterraines et superficielles.
    • des minerais pauvres : les minerais dont la teneur en uranium se situe entre 0,03 et 0,8 % environ. Ils ne sont pas toujours traités. Les stocks posent les mêmes problèmes que les stériles, aggravés par la teneur supérieure en uranium.

Ces déchets exposent l'environnement à la radioactivité des radio-isotopes, qui peut entraîner une contamination radioactive des humains, de la faune et de la flore. De plus, certains déchets ont non seulement un danger lié à la radioactivité mais aussi un risque lié à la toxicité des produits chimiques conventionnels tels que l'acide sulfurique et les métaux lourds, résidus du traitement du minerai d'uranium.

 

Centrale nucléaire

Plus d’un million de mètres cube de déchets nucléaires étaient stockés en France à la fin de l’année 2007, selon un rapport publié le 30 juin par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra). Un chiffre qui devrait doubler d’ici à 2030 pour atteindre 2,25 millions de m3.


Les déchets radioactifs (non compris les résidus de minerai d'uranium) sont classés en fonction de deux critères :

  • la durée de vie des radiations qui est plus ou moins longue. On parlera de déchets à vie longue (VL) ou à vie courte (VC)
  • Leur niveau de dangerosité lié aux radiations qu'il émettent. Le classement va de Haute activité (HA) puis moyenne activité (MA) et enfin à faible activité (FA)

Les radiations sont mesurées officiellement par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). En dessous d'un certain seuil on n'a pas à faire avec un déchet radioactif.

L'ASN définit les déchets radioactifs en fonction de ces deux critères.Ces différents déchets nécessiteront une gestion différente :

  • les déchets de haute activité (HAVL) et les déchets de moyenne activité et à vie longue (MAVL) : ce sont principalement les déchets issus du cœur du réacteur, hautement radioactifs ; et dont la radioactivité reste notable pendant des centaines de milliers, voire millions d'années (mais pas à un niveau "hautement radioactif" - à échelle géologique, ces déchets se transforment en "faible activité vie longue" (FAVL)). Ces déchets sont donc les déchets ultimes de l'énergie nucléaire.
    Les déchets HAVL sont pour l'essentiel les "cendres" du combustible nucléaire. Ils sont constitués de produits de fission du combustible (uranium 235, plutonium ou uranium 233).
    Ces déchets représentent un volume très faible, mais une très haute toxicité. Le stock mondial était d'environ 250 000 tonnes en 2008. La production française, issue de ses 58 réacteurs, est estimée à environ 1 000 t par an.
    En France et au Japon ces combustibles usés sont stockés en piscine avant d'être retraités

    Ce sont les déchets ultimes (après le retraitement) qui doivent être enfouis sous des couches géologiques imperméables. En attendant ce tombeau qui devraient se révéler définitif les déchets suffisamment refroidis sont vitrifiés ( en France à la Hague où ils attendent un éventuel retraitement, aux États-Unis ces déchets sont stockés par chaque centrale).
  • les déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) :
    ce sont principalement les déchets technologiques (gants, combinaisons, outils, etc.) qui ont été contaminés pendant leur utilisation en centrale ou dans une installation du cycle. Leur nocivité ne dépasse pas 300 ans.

  • les déchets de très faible activité (TFA) :
    ce sont principalement des matériaux contaminés provenant du démantèlement de sites nucléaires : ferraille, gravats, béton... Ils sont peu radioactifs mais les volumes attendus sont plus importants que ceux des autres catégories.

Les déchets radioactifs qui nécessitent des mesures de protection élaborées et spécifiques sont les Déchets HAVL, à haute activité (HA) et à vie longue (VL), c'est-à-dire essentiellement le combustible usé des centrales nucléaires. En France, ces déchets représentaient en volume 0,2 % des déchets radioactifs inventoriés par l'Andra, mais rassemblaient 95 % de la radioactivité totale des déchets radioactifs produits fin 2007. Rien que pour le combustible usé, le stock mondial serait d'environ 250 000 tonnes en 20085, et en France dans les années 2005/2009 ce sont environ 1 150 t de combustibles irradiés (dont 850 tonnes doivent être retraitées) qui sortent annuellement des 58 réacteurs d'EDF.5 000 tonnes sont des déchets ultimes contenant 99 % de la radioactivité totale. Ils sont stockés dans les usines de retraitement de La Hague et de Marcoule.

En France, après 15 ans de recherche organisée en 1991 par la loi Bataille, la solution de référence pour la gestion des déchets radioactifs de haute activité et de moyenne activité à vie longue est le stockage géologique. Cette solution reste débattue du point de vue technique (sûreté du concept par rapport à un entreposage notamment) et politique (processus décisionnel, choix du site pour l'éventuel centre de stockage). Les études sont menées par l'Andra(*) qui exploite le laboratoire de recherche souterrain de Meuse/Haute-Marne. La loi du 28 juin 2006 prévoit que le projet soit soumis au Parlement en 2015 et, sous réserve de son acceptation, l'ouverture du centre de stockage interviendrait en 2025.

* Andra : Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs

 

Logo CEA

SCHÉMA DE PRINCIPE 
D'UN RÉACTEUR À EAU SOUS PRESSION

 

Schéma de principe d'un réacteur à eau sous pression

 L'industrie nucléaire française.

La France, dont l’expertise dans ce domaine est très largement reconnue, s’est engagée à promouvoir le développement d’un nucléaire responsable en s’appuyant sur un pôle industriel de premier plan constitué :

  • d’AREVA, qui propose une offre intégrée allant de la fabrication de combustible jusqu’au retraitement des matières usagées en passant par la conception et la construction de réacteurs,
  • d’ALSTOM, qui fabrique des turbines, ainsi que de nombreux sous-traitants et
  • des exploitants EDF et GDF-SUEZ.
    (EDF est une entreprise privatisée depuis 2005.
    L'année 2005 est marquée par l’ouverture du capital et l’entrée en Bourse d’EDF, le 21 novembre, qui recueille la confiance de 5 millions de souscripteurs particuliers.
    Aujourd'hui, 70 % du capital continue d'appartenir à l’État Français)

 Ces entreprises constituent un véritable lobby nucléaire (Lobby est un mot anglais qui signifie en français « groupe de pression » ou « groupe d'intérêts communs ».

On peut comprendre ces entreprises privées dans le système capitaliste, elles défendent leur existence coûte que coûte, quelques soient les risques.
Elles doivent appliquer des normes en matière de sûreté nucléaire définies par les pouvoirs publics.
Mais au nom du secret industrie et de leur compétitivité, elles restent discrètes et très peu démocratiques sur la définition et l'application  de ces normes. C'est d'ailleurs l'objet du lobbying de défendre  ses intérêts particuliers et le plus graves et de voir les hommes politiques succomber aux arguments des officines de lobbying. (Pour en savoir plus sur le lobbying, cliquez ici. Le point de vue d'ATTAC).

 

 (Suite dans le prochain article)