(suite du même article - du 1/2)

Diane chasseresse :

Diane est une déesse de la mythologie romaine ( Artémis dans la mythologie grecque, divinité avec qui Diane fut identifiée).
Artémis est fille de Zeus et de Léto, sœur jumelle d'apollon.
Diane est la déesse de la chasse et de la nature. Elle est suivie d'un cortège  de nymphes et est armée d’un arc en or.
Elle resta éternellement vierge et jeune. Elle se servit souvent de son arc pour tuer les animaux et les hommes qui la rendaient colérique ou tentaient de la séduire ou de la violer.
Avec ce nombreux et gracieux cortège, elle se livre à la chasse, son occupation favorite. Toutes ses nymphes sont grandes et belles, mais la déesse les surpasse toutes en taille et en beauté. Comme son frère Apollon, elle possède différents noms : sur terre, elle est connue sous le nom de Diane ou Artémis : au ciel, Luna(la Lune) ou Phébé; aux Enfers, hécate. Elle avait en outre un grand nombre de surnoms, selon les qualités qu'on lui attribuait, les contrées qu'elle semblait favoriser, les temples où on l'honorait.
Quand Apollon (le Soleil) disparaît à l'horizon, Diane (la Lune) resplendit dans les Cieux et répand discrètement sa lumière dans les profondeurs mystérieuses de la Nuit.
Ces deux divinités ont des fonctions non identiques, mais semblables : alternativement, elles éclairent le monde ; de là leur caractère de fraternité.
Apollon est célébré de préférence par les jeunes garçons ; Diane, plutôt par les chœurs de jeunes filles.

Fichier:Diane de Versailles Leochares.jpg

« Diane de Versailles » — statue d'Artémis chassant, accompagnée d'une biche.
Copie romaine d'époque (Ier—IIe siècle de notre ère)

Attributs : Arc et flèches, carquois, croissant de Lune et biche.

Représentation du mythe au cours des siecles dans la peinture :

Diane au bain, par François Boucher (1742) - Diane chasseresse, par Augute Renoir (1867)

 Plus prêt de nous à le Renaissace nous avons eu aussi notre Diane, plus connue sous le non de Diane de poitiers et qui fut exilé dans le château d'Anet que l'on peut toujours vivité (?) et dont le portail sert de stèle à une statue de sa propriètaire en  Diane chasseresse, elle qui se comportait en femme libre et libérée.
Elle a protégé les artistes de son époque, tel le poête Ronsard.

Les revers surviennent après le tournoi qui coûta la vie à son royal amant. Catherine de Médicis, devenue régente du royaume, prend sa revanche après de longues années d'effacement. L'ancienne favorite, encore séduisante à soixante printemps, est exilée dans son château d'Anet. C'est là qu'elle meurt le 22 septembre 1566, à 66 ou 67 ans...

D'une vigueur hors du commun, Diane de Poitiers montait régulièrement à cheval, se baignait chaque jour dans une rivière et, dans l'espoir de prolonger sa jeunesse, se soignait avec une décoction d'or, remède qui lui fut fatal.

 Diane de Poitiers (1499-1566) as Diana mounted on a Stag

Le Château d’Anet fut réalisé à la demande d’Henri II pour sa favorite en 1552. Aujourd’hui il ne reste rien du château, par contre demeure ce portrait de Diane, en Diane chasseresse exécuté par Jean Goujon et qui surplombait le portail d’entrée du château.




Fortuna :

TYCHE dans la mythologie grecque, FORTUNA en latin, déesse du Hasard, de la Destinée.

Fortuna vient du latin FORS qui signifie : le sort, la destinée. On rencontre encore cette tournure latine dans "for intérieur" ou dans le sens d'excepté :" Tout est perdu fors l'honneur".

L'origine du culte de la déesse de la Fortune remonte au règne de Servius Tullius, VIème siècle avant J.C.. IL n'est pas une ville, pas une maison qui ne l'honore d'un temple ou d'une statue. Car celle que l'on nomme "la plus excellente des déesses" est partout crainte des hommes qui savent que leur destinée repose entre ses mains. Bien lourde est la responsabilité qui incombe à Fortuna : elle seule attribue aux hommes, selon son humeur, les victoires et les défaites, la richesse ou la pauvreté. Conscients de dépendre du bon vouloir de cette maîtresse du Hasard, les hommes redoutent chacune de ses décisions.

Aujourd'hui en Français, le mot  est devenu fortune. La fortune signifie la plupart du temps "la richesse", comme dans l'expression : "faire fortune" qui signifie devenir riche. Mais on voit déjà poindre un autre sens, certes proche dans le titre d'une émission de télé "la roue de la fortune".

Image 2 de La Roue de la Fortune

Certes on peut devenir riche, mais par hasard, si la roue s'arrête fortuitement devant la partie que j'ai désignée. Mon sort est de devenir riche, la fortune m'a souri. Le hasard est donc aussi un sens fréquent, comme dans l'expression "faire contre mauvaise fortune, bon cœur" qui revêt aussi plusieurs sens :

- le sens commun de fortune, comme être à la tête d'une grosse fortune ne peut convenir pour cette expression (Faire contre...), "contre le mauvais sort, il faut être courageux" convient parfaitement. Le sort commande tout, il peut me réserver un sort heureux ou un  mauvais sort, comme à la suite d'un tirage au sort.. Cœur est pris ici dans la sens de courage -comme dans mettre du cœur à l'ouvrage, ou quand on veut encourager une équipe, "haut les cœurs" ; ce qui n'est pas le cas dans "apprendre par cœur".
Vous avez appris ce vers : "Rodrigue, as-tu du coeur ? ".

- Cette expression a encore des sens approchés : se contenter de ce que l'on a, en acceptant son sort
                                                                             ou

                                                                             faire face à une mauvaise situation
                                                                             ou

                                                                             ne pas se décourager devant les difficultés.

On rencontre le mot fortune dans de multiples expressions :

- courir fortune
- c'est une bonne fortune pour moi de vous rencontrez
- cet homme est en bonne fortune
- il est allé chercher fortune aux states
- fortune de mer
- il a mis un mat de fortune sur son embacation
- ce repas sera à la fortune du pot
- il a connu un revers de fortune
_...

dont vous connaissez la signification.



Eole :

Fils d' Hippotès, roi d'éolie (îles éoliennes près de la Sicile). Éole est le roi des vents qu'il tient enfermer dans une outre de cuir pour déchaîner les tempêtes  (Selon l'odyssée)
A notre époque Eole est présent dans deux mots :
- l'adjectif éolien : relatif aux vents et
- le nom d'un moulin à vent d'aujourd'hui, permettant de  fouir de l'électricité tant due ses pales tournent avec le vent. Elle nette en mouvement une turbine (générateur électrique).

 

 


 

Mégère :

Une des Erynies. Les furies en latin.
 Ce sont des divités primitives, déesses de la vengeance. Elle sont souvent représentées comme les gorgones, avec des serpents dans les cheveux.
Dans le français d'aujourd'hui une mégere est une femme accariâtre et méchante.

La mégère apprisoisée est la première de 3 comédies de William Shakespeare.
Baptista, vieil aristocrate de Padoue, a un souci : celui de caser sa fille aînée, Catharina, au caractère épouvantable et qui veut toujours avoir le dernier mot.
A la fin de la pièce, Catharina, est devenue parfaitement sage, elle obéit à l'appel de son époux, Petruchio et celui-ci remporte haut-la-main le pari qu'il avait conclus (avec des amis il avait fait un pari, gageant laquelle de leurs femmes sera la plus soumise).

 La Mégère apprivoisée

Affcche française du film

Titre original : THE TAMING OF THE SHREW (Italie)
Genre : Drame, Comedie Romantique - Duree : 2h02 mn
Sortie à la Vente en DVD le 20 Février 2001
Sortie en salles le 28 Septembre 1968
Année de production : 1967

Résumé du film La Mégère apprivoisée

Le jeune Petrucchio accepte d'épouser Katerina, fille aînée de Baptiste, l'un des plus riches marchands de Padoue. Katherina possède un tel caractère que personne n'avait osé demander sa main, Pettrucchio ne ménagera pas sa mégère de femme, il représentera pour elle toute la balourdise et la brutalité. Jusqu'au jour où, ils réaliseront tous les deux qu'ils éprouvent un amour réciproque.