Les nuages radioactifs ne s'arrêtent pas aux frontières (suite  aux catastrophes nucléaires comme celles de Tchernobyl ou au Japon et les catastrophe potentielles de tous les réacteurs en service dans le monde). Le climat ne connait pas les frontières non plus : le CO2, rejeté dans l'atmosphère s'y répand. Le réchauffement climatique devient universel et ne concerne pas qu'un seul pays.

La cargaison d'un navire qui  transporte du pétrole est sous la responsabilité de qui lorsqu'il échoue sur nos côtes.

Les usines chimiques peuvent explosées là où elles sont exploitées (rappelons-nous d' Union Carbide qui a explosée en Indes, d' AZF à Toulouse...

Explosion de l'usine Union Carbide  à Bhopal
a fait quelques morts

Le naufrage de l' Erika

 

 

 

On voit bien que l'ensemble de la planète est menacée par les exploitants privés comme EDF en France ( en 2004 edf est devenu une société anonyme dont l'état ne doit pas détenir moins de 70 % du capital), et publiques (les nations) et qu'une gouvernance mondiale de l'énergie, de l'environnement de la planète en général, dans le cadre d'un capitalisme mondialisé est nécessaire.

Des conférences internationales ont lieu ou ont eu lieu (ex : Copenhague en 2009, plutôt un échec. Quels objectifs seront fixés à la conférence de Durban en décembre 2011 ?) pour limiter les conséquences des émissions de gaz à effet de serre. Quelques règles sont édictées par les instances internationales (l'ONU, la CE qui exigent un double-fond pour les tankers...).

Des institutions ont été crées au niveau international dans le domaine de l'énergie ( L'IAE a été créée suite au 1er choc pétrolier).

Le point de vue de l'IAE suite à la catastrophe nucléiaire de Fukushima ? Mais, c'est quoi l'IAE ?

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) est un organe autonome qui œuvre pour la production d’une énergie propre, sûre et accessible pour ses 28 pays membres et pour les pays non-membres.

Fondée pour faire face au choc pétrolier de 1973/1974, l’AIE avait pour mission première d’aider les pays membres à coordonner une réponse collective aux perturbations graves des approvisionnements en pétrole, par la mise en circulation de stocks de pétrole sur le marché.

 

Lyon a fêté le 6 juin 2010 à l’occasion de la fête nationale du vélo, les 5 ans du Vélo’v. L’événement sera célébré sur les Berges du Rhône, transformées depuis 4 ans en vaste voie verte de 5 km de long. A Lyon on a des idées.

Bien que cette mission constitue toujours un des aspects clés de son action, l’AIE a évolué et s’est développée. Elle se situe au cœur du débat mondial sur l’énergie et propose des études d’experts, des statistiques, des analyses et des recommandations indépendantes.
Aujourd’hui, l’action de l’AIE se concentre sur 4 domaines :

  • la sécurité énergétique : promouvoir la diversité, l’efficacité et la flexibilité dans tous les secteurs énergétiques ;
  • le développement économique : assurer un approvisionnement stable en énergie pour les pays membres et promouvoir des zones de libre échange afin de favoriser la croissance économique et d’éliminer la pauvreté énergétique
  • la sensibilisation à l’environnement : faire connaître, au niveau international, les options existantes pour juguler le changement climatique
  • l’implication au niveau mondial : agir en concertation avec les pays non-membres, en particulier les principaux producteurs et consommateurs d’énergie, dans le but de trouver des solutions aux problèmes énergétiques et environnementaux communs

L'économiste en chef de l'IAE s'inqiète des conséquences suivantes de la catastrophe japonaise :

 

Après un tremblement de terre, un tsunami et un accident nucléaire, les japonais analysent avec sang froid et dignité la situation...
- Après un tremblement de terre, un tsunami et un accident nucléaire, les japonais analysent avec sang froid et dignité la situation... . Auteur : BOULIER Mathieu

  • Le remise en question des investissements dans le nucléaire (plusieurs pays ont annoncé une pause dans leur programme nucléaire : suspension de tout nouveau projet de centrale, soit fermeture anticipée de centrales vieillissantes)
  • plus forte utilisation des énergies fossiles, donc du prix de l'électricité (augmentation de 5 % du gaz et du charbon d'ici à 2035), principalement en Asie
  • hausse des prix de l'énergie ( particulièrement du pétrole, prinipalement utilisé dans les transports)
  • aggravation du réchauffement climatique (le recours accru aux énergies fossiles entraînera une croissance des émissions de CO2, malgré le captage dune partis de ce gaz)

Il tire les leçons de cette catastrophe . Il pense qu'il faudra :

  • améliorer  les systèmes de sécurité des centrales nucléaires dans le monde
  • solliciter les énergies renouvelables (substitution partielle au nucléaire, à 100 % dans certains pays, mais énergie fossile prédominante en Chine et en Inde jusqu’en 2035)
  • aller vers une efficacité énergétique sans précédent

Photos de l'agence internationale des énergies renouvelables

Mais, il y aura un besoin accru des pays émergents.
Si les pays s'entendent sur le réchauffement climatique (notamment les États-Unis et la-Chine), le scénario de la consommation énergétique future sera favorable aux énergies renouvelables.
Les évolutions technologiques risquent de modifier tous les scénarios possibles.
l'IAE constate, mais n’imposera pas son scénario.

Un pays ne pourra pas décider seul. Une gouvernance mondiale est nécessaire, particulièrement dans le domaine de environnementale auquel on peut ajouter l'eau (un fleuve peut traverser plusieurs pays, un lac peut être bordé par plusieurs pays, la mer est, en dehors des eaux territoriales, déjà internationales).

 

 

Quel devrait être le vrai rôle des institutions de gouvernance mondiale ?

  • Dire quel est le problème à traiter
  • Établir les politiques mondiales
  • Mobiliser les différents acteurs, de manière cohérente et coordonnée
  • Avoir les moyens de mettre tout cela en œuvre (quand plusieurs institutions définissent des normes différentes et suivent  leur propre politique, certains pays sont laxistes et suivent leur propre intérêt à court terme. Les institutions internationales peuvent être concurrentes entre elles et même entrer en conflit. Ce fut le cas du GIEC, qui, emanation de l'ONU n'a pas eu la reconnaissance de certains experts, fut contesté et même accusé de falsification). la concurrence peut s'exercer en amont mais une instance doit décider une seule politique à mettre en œuvre.
  • pouvoir sanctionner les récalcitrants ( comme l'ONU décide avec son conseil de sécurité que tels pays doit voir son aviation clouée au sol, par exemple, et que tel ou tel pays fera partie de la coalition qui exécutera cette "résolution" ; des sanctions seront décidées par le conseil de sécurité à l’encontre du pays récalcitrant).




    Environnement, le PNUE appelle à réduire tous les gaz à effet de serreLe Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a appelé à réduire de façon significative les émissions de gaz à effet de serre (GES), ainsi que les émissions de gaz polluants autres que le dioxyde de carbone (CO2).

    Il existe des institutions modèles actuellement au niveau international, on pourrait s'en inspirer dans le domaine de l’environnement.
    Certains gouvernements sont largement influencées par les grandes entreprises dont l’intérêt est divergent de la population de la planète, à terme. ( Un prix plus élevé de l'énergie peut être accepté par la population d'un pays si cette énergie est jugée suffisante et sans risque).

© Roger-Viollet

Un conseil de la Société des Nations

La gouvernance par une institution mondiale est acceptée quand une nouvelle éthique mondiale est développée. Elle est à ce moment là considérée comme légitime et juste;
Une citoyenneté mondiale apparaît quad la SDN est tranformée en ONU, quand l'ONU n'est pas accusée d'ingérence quand elle prend une résolution à l'encontre d'un pays. Le droit d'ingérence est maintenant admis par les citoyens du monde.
A quand l'interdiction pour un pays de polluer la planète ou de faire prendre des risques inconsidérés à s la population d'une partie de la planète où les frontières nationales sont l’état de l'histoire à un moment donné.