Je ne retiendrai que les peintres suivants :

  • Jean Jouvenet (1664-1717)

  • Antoine Watteau (1684-1721)
  • Jean Siméon Chardin (1699-1779)
  • François Boucher (1703-1770)
  • Maurice Quentin de La Tour (1704-1788)

 

Pour ce premier article, auxquels s'ajouteront dans un second article:

Pour chacun des peintres, je ne  présenterai que 2 tableaux ( un tableau d'un épisode historique, religieux ou mythologique et un autre de la vie ordinaire)

Jean Jouvenet :

La Pêche miraculeuse, 1706

 

Peintre - Jean Baptiste Jouvenet

Dans la Chapelle du château de Versailles « la descente du Saint-Esprit sur la Vierge et les apôtres », au-dessus de la tribune royale.


Jean Baptiste Jouvenet est associé à quelques ouvrages importants commandés par le roi et il fait parti de l’équipe des décorateurs des résidences royales : le château de Saint-Germain-en-Laye, la Galerie des Tuileries, le château de Versailles (peinture murale de la tribune de la nouvelle chapelle royale en 1709) et les douze apôtres du dôme de la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides en 1704.
En 1713, il a la main droite paralysée à la suite d’une attaque d’apoplexie. Se désolant d’« être privé de travailler dans un temps que je ne fais que commencer à connaître les difficultés de mon art », il réussit à se rendre assez habile de la main gauche pour peindre, de cette main, plusieurs toiles.

Antoine Watteau :  

 

Fichier:Antoine Watteau 052.jpg

Gilles (1717)
 

Pélerinage à l'île de Cythère (1717) ))
H. : 1,29 m. ; L. : 1,94 m.

 

Les trois couples au premier plan représentent les étapes de la séduction amoureuse. De droite à gauche :

  • le compliment galant. Un jeune garçon, tel un cupidon, tire la robe de la jeune femme, comme pour l'alerter sur la séduction qui commence.
  • l'invitation à la danse. Le galant, debout, prend la jeune femme par les mains, et l'invite à se lever.
  • l'enlacement. La jeune femme regarde pourtant en arrière (regrette-t-elle de quitter l'île ou regrette-t-elle l'insouciance avant son engagement amoureux ?). Le couple est accompagné d'un petit chien (on l'a parfois interprété comme un symbole érotique ou un symbole de fidélité).

La tableau ne se prête pas à l'analyse intellectuelle, car la volonté de Watteau est avant tout une représentation poétique. Watteau était un poète rêveur. Par exemple, il n'y a pas de volonté d'opposition sociale dans la mise en parallèle des aristocrates et des gens populaires, mais une représentation de l'univers du théâtre, inspirée de la  "commedia a dell'arte".

Une interprétation du sujet est que l'acte de quitter l'île de Cythère représente l'abandon des plaisirs de la séduction pour ceux de l'amour physique. On passe alors du rêve à la réalité.

 

Jean-Siméon Chardin

Jean Siméon Chardin peint d’abord surtout des natures mortes. Cependant, de peur que sa clientèle ne se lasse, il commence à s’intéresser à la représentation d’êtres vivants vers 1733. Ce changement ne se fait pas sans difficulté, puisqu’on lui reproche alors l’apparente rigidité de ses sujets, qui semblent figés sur place.

 Fichier:Jean-Baptiste Siméon Chardin 001.jpg

Le Château de cartes par Jean-Baptiste Siméon Chardin, 1735

National Gallery of Art, Washington

 

La blanchisseuse de Jean Siméon Chardin
La blanchisseuse (1730)                         

                                                                     Jean-Siméon Chardin La pourvoyeuse, 1739,
                                                 musée du Louvre

François Boucher

Il peindra notamment des scènes pastorales ou mythologiques d'une gracieuse virtuosité.
Ses oeuvres tardives sont sensuelles, décrivant un monde idyllique. Son style passera de mode avec l'arrivée du néoclassicisme.
Le jeune Jacques-Louis David sera présenté à Boucher, qui était un cousin éloigné de sa mère, pour devenir son élève mais celui-ci préférera le confier à Joseph-Marie Vien.



Fichier: François Boucher, Vénus triumf (1740) - 03.jpg

Le triomphe de vénus - 1740



L'odalisque était une femme vivant dans un harem. Elle constituera un modèle favori des tableaux orientalistes de l'époque romantique. Certains prétendront que ce tableau représenterait Madame Boucher. Diderot, qui détestait Boucher, lui reprochera d'avoir "prostitué" sa femme. 


 « Odalisque », 1743-1745 (Musée du Louvre) - de François Boucher

Maurice Quentin de La Tour

Issu d'un milieu cultivé, son patronyme originel est « Delatour » que l'usage déforma en « de La Tour ». Il part à Paris entre 1719 et 1722 dans une petite académie de peinture. À partir de 1722, il s'installe comme peintre. Il rencontre Louis Boullongne et Jean Restout, ce dernier ayant une grande influence sur lui. En 1735, il peint le portrait de Voltaire au pastel, ce qui lui assura une grande renommée. Il a peint par la suite différents portraits de Louis XV et de sa famille, ainsi que de son entourage, devenant ainsi, avec Jean-Marc Nattier et Élisabeth Vigée-Lebrun, les artistes favoris de la cour. Il est surnommé alors« le prince des pastellistes » . En 1750, il est nommé conseiller à l'Académie royale de peinture et de sculpture. On ignore s'il a pratiqué initialement la peinture à l'huile, seuls ses pastels ayant été conservés. Sa méthode de fixation de la poudre a malheureusement été perdue. (Extrait de Wikipédia)

Fichier:Louis15-1.jpg

Portrait de Louis XV en buste (1748)

 

Maurice Quentin de la Tour - Autoportrait

Portait de Voltaire (1735)                                    Autoportrait au béret (1737) (appelé aussi à l'œil de bœuf)

C'est en 1737, alors qu'il vient d'être agréé à l'Académie royale de Peintures et de Sculptures, que La Tour expose pour la première fois au Salon où il présente deux œuvres :
 1- le Portrait de Madame François Boucher
 2- et l'Autoportrait à l'œil de bœuf (voir au dessus). 

Ce dernier, très vite célèbre pour l'habileté avec laquelle sont suggérés le tempérament et le caractère de l'artiste, fut gravé par Georg Friedrich Schmidt, et fit l'objet de nombreuses copies des élèves de La Tour, et de différentes versions, dont cinq sont aujourd'hui retenues comme autographes. 
Le pastel acquis grâce à la société des Amis du Louvre s'impose, en raison de sa provenance et de la qualité de sa réalisation, comme étant la version d'origine.