Un tableau de Bruegel, intitulé "le triomphe de la mort", montre que la mort gagne sur le vivant, quel que soit le terrain où elle opère.
Ce tableau a été peint au XVIème siècle, à l'époque où la religion exerce un pouvoir absolu sur les hommes.

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"Le triomphe de la mort" de Pieter Bruegel l'ancien (1552)

La mort use de tous les moyens pour gagner : elle utilise le crime,  l'exécution, la maladie, les combats, le suicide, accident fatal etc...la vieillesse (l'usure)...
On y voit, à l'horizon, plusieurs villages ravagés et incendiés par la barbarie espagnole de l'époque du peintre. Les tons ocres rappellent et accentuent l'effet d'un témoignage réaliste.
Ce tableau est une allégorie de la mort.
Tous les humains encore valides sont précipités dans une trappe.
Cette œuvre est voulue comme une vue apocalyptique de la condition humaine via la représentation d'une multitude de personnages. Les croix sont bien représentées (en nombre) et semblent être, dans ce contexte, l'emblème de l'armée de squelettes. (C'est aussi le triomphe de la religion)..

Dans le célèbre tableau de Jérôme Bosch intitulé "le jardin des délices", Bosch raconte l'histoire de l'humanité qui se termine par l'Enfer parce qu'elle a pêché avec Adam et Eve.
Bosch était hanté par l'enfer  qu'il décrit comme un orchestre déréglé dans la partie droite de ce fameux triptyque.

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Dans l'enfer figurent plusieurs instruments de musique gigantesques. Si leur forme est réaliste, leur situation ne l'est pas : la harpe sort d'un luth et relève du fantastique. Une figure humaine tendue à travers les cordes d'une harpe ; une autre se tord autour du bec d'une flûte et s'est entrelacée avec un serpent ; une troisième paire montre un tambour équipé de pieds d'oiseau.

Le triptyque réalisé vers 1503 par Jérôme Bosch
qui dépeint l'histoire de l'humanité

Au 17ème siècle :

La descente de croix, une des nombreuses réalisations de Rembrandt, peintre Hollandais du 17e siècle.

Descente de croix - Rembrandt, Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage

La descente de croix est un thème religieux qui a été souvent peint à cette époque de domination religieuse. Cette scène représente le Christ que l'on détache de la croix où il a été crucifié, donc tué.

Au 18ème siècle les natures mortes, apparues à la fin du 17è prennent tout leur sens avec les vanités.
Des objets de la nature sont représentés : fruits, fleurs coupées dans des vases avec d'autres objets inanimés.
Chardin est le peintre des natures mortes du 18ème. La nature morte contient une dualité. Elle est à la fois plaisir, ressemblance avec la nature (on a envie de croquer dans ces fruits trompeurs) et outil au service de la religion ; le réalisme devient symbolisme par son caractère immobile, mort comme les corps destinés à l'enfer.

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Raisins et grenades - Pierre Chardin (1763)

Au 19éme Géricault s'est inspiré d'un fait réel que les pouvoirs publiques de l'époque voulaient étouffer :
le naufrage d'un navire (une frégate de la marine royale),au large de la Mauritanie, appelé la Méduse qui allait coloniser le Sénégal. Des rescapés on raconté leurs mésaventures à bord :
ils ont vécu des scènes de règlements de compte, de mutinerie, de meurtre et même de cannibalisme.

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Le radeau de la Méduse - Géricault (1815)

Toujours au 19ème, mais cette fois avec un navire négrier anglais pris par un typhon, avec Turner.

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"Négriers jetant par-dessus bord les morts et les mourants
– approche d’un typhon" JMW Turner

Ce tableau fut exposé en 1840 à l'exposition annuelle de l'académie royale. Il était accompagné d'un poème de Turner, lui-même, comme il le faisait souvent :
"Tout le monde dans les enfléchures, abattez les mâts de hune et amarrez-vous ;
Le soleil couchant plein de rage et les nuages menaçants
Annoncent l’approche du Typhon.
Avant qu’il ne balaie les ponts, jetez par-dessus bord
Les morts et les mourants – ne tenez pas compte de leurs chaînes.
Espérance, Espérance, trompeuse Espérance !
Où es-tu maintenant ?"

 

Une mort accidentelle, celle d'un Toréro, ce sont les risques du métier, dans un tableau du 19ème siècle, attribué à
Édouard Manet, d'après Vélasquez :

 

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"L'Homme mort" est l'œuvre d'Édouard Manet (1860).

Ce tableau constitue l'un des derniers exemples connus de la période hispanisante du peintre, au cours de laquelle Edouard Manet fut grandement influencé par Diego Vélasquez et la peinture espagnole.

Un Manet hispanisant toujours, mais on ne peut passer sous silence ces exécutions sommaires, une mort tragique donné par l'homme qui a érigé en évènement glorieux

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L'exécution de Maximilien par Manet (1867)

Francisco Goya, troisième de mai 1808, de 1814 à 1815

La mort et les masques :

C'est aussi l'intitulé d'un tableau du peintre expressionniste belge Ensor (1860 - 1949).
Ces masques et la mort associée forment le thème central de ce peintre  qui a peint aussi des squelettes.
Ensor considérait la vie comme une farce dont il fallait rire. Cela rappelle les vanités avec ses tête de mort au milieu des natures mortes, rappelant l'homme à son statut de simple mortel.
Les masques montrent les individus sous leurs jours grotesques.

Ensor était un pessimiste joyeux qui a passé son enfance à Ostende dans la boutique de sa mère qui vendait des masques pour le carnaval qui se tenait, entre autres, dans cette ville. Il renonça à la peinture à l'age de 40 ans. Il vécut jusqu'à 90 ans, lui qui avait fait si souvent des clins d'œil à la mort.

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Ensor - "La mort et les masques" (1897) suivi de "Squelettes se disputant un harengs-saur (1891) -

Tête de mort au 19ème du pessimiste Van Gogh :

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"Squelette fumant une cigarette" par Van Gogh en 1885

Au 20e, Magritte dont la mère est morte noyée avec un linge recouvrant sa tête. Ce peintre a souvent représenté des personnages sans tête ou avec la tête cachée, mais jamais Magritte évoqua la mort de façon plus brutale : une tombe monumentale, mais sans ornements, sans inscriptions, sous un soleil de plomb, dans un désert où on croit deviner un mirage dans le lointain : une représentation de l’enfer, de l’absence d’espoir, de la vacuité de l’au-delà tellement plus forte, plus dépouillée, plus tragique. Qui voudrait d’une telle image sur le mur de sa chambre ?

 

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"L'au-delà" (1938) - Magritte.


Quand on joue à tuer, la mort est un jeu, comme dans la peinture,"ceci n'est pas la mort"...Comme dans l'enfance, que l'on fait semblant de tuer l'ennemi, le bosch, l'indien, le bandit qui se relèvent quand ils en ont assez de ne pas bouger :"Bon maintenant j'en ai assez d'être mort".
Celle-ci nous révolte quand nous sommes devenu adulte. Elle nous est insupportable, nous n'arrivons pas à imaginer que nous n'existerons plus.
Alors l'homme à imaginer des croyances, des religions, pour dire que la vraie vie va commencer, si on est bon ou pauvre ou choisi par dieu l'éternel.
D'ailleurs si on veut pas y croire dieu a envoyé son fils sur la terre pour partager notre vie d'homme. Certes il faisait quelques miracles, mais c'était le fils de dieu après tout. Il a en plus ressuscité, il est allé dans le ciel rejoindre son père. C'est ce que font tous les hommes. Leur corps reste sans bouger mais leur âme monte au ciel pour gouter la vie éternelle, se réveiller à la fin des temps.
Fini d'être mort, que fera-t-on ? Je ne sais pas encore et puis se serai trop long à vous raconter.
On peut jouer aux fantômes pour embêter ceux qui sont encore vivants, leur faire peur, peur de quoi puisque nous reviendrons.

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Un fantôme,  apparition ou une vision interprétée comme la manifestation de l'esprit d'un mort, qui reviendrait sur terre.

Sculpture moyenâgeuse du christ sortant triomphalement du tombeau.
Il marche avec le pied droit sur un garde endormi
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Les peintres occidentaux qui font des peintures de la résurrection du Christ ne la représentent pas  comme la sortie des enfers, mais comme la sortie du tombeau. Ils ne montrent pas non plus, comme le font les byzantins, les fruits rédempteurs de la résurrection, la libération des enfers. 

Au XIV° et XV° siècle, Jésus est représenté debout dans le tombeau ou déjà à coté du tombeau. Celui-ci est un sarcophage et non un tombeau dans lequel on peut entrer comme le dit l'Évangile. Jésus est couvert d'un vêtement rouge et porte un étendard décoré d'une croix rouge ou un sceptre. Les gardiens sont endormis près du sarcophage et l'on voit souvent un ange (parfois remplacé par un arbre) en robe blanche qui montre le linceul.

Aujourd'hui on peut détacher l'âme du corps par la méditation permise par le YOGA quand on le souhaite.

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Finalement, pour ceux qui n'arrivent pas à croire à toutes ces fables rassurantes, il reste la mémoire de ceux dont l'absence est définitive. Il reste ce qu'il a fait ce qu'il a été. Ce n'est pas toujours facile, mais il faut arriver à faire son deuil de celui ou de celle qui sont définitivement partis vers d'autres rives.

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