Van Gogh et Gauguin, le bonze et Jean Valjean le bagnard

L'arrivée de Gauguin a enfin lieu à Arles, le 23 octobre 1888.
Vincent vit dans la maison jaune depuis 1 mois. Il l'a meublée avec 2 lits, l'un en noyer, l'autre en bois blanc, pour lui. Il a acheté en outre deux paillassons, douze chaises et un miroir. Sa chambre ressemble a une cellule de monastère, en revanche, la chambre de son ami est décorée de Tournesols et ressemble à "un boudoir de femme".
Gauguin écrit :
« J'arrivai à Arles fin de nuit et j'attendis le petit jour dans un café de nuit. Le patron me regarda et s'écria : c'est vous le copain ; je vous reconnais. » Pour Ginoux, il n'y a pas le moindre doute. L'homme qui vient de descendre du train parti la veille de Paris et d'entrer dans le Café de la gare ne peut être que Gauguin.
Quelques jours plus tôt, Van Gogh lui a montré l'autoportrait que Gauguin a peint à Pont-Aven et qu'il a reçu le 4 octobre. Sans doute Ginoux a-t-il demandé à Vincent pourquoi Gauguin avait, à l'aplomb de la dédicace « À l'ami Vincent », écrit le titre du roman de Victor Hugo, Les Misérables. Et Vincent lui a sans doute expliqué que Gauguin, dans la lettre qui accompagne ce portrait, lui a écrit avoir voulu se représenter en Jean Valjean. Jean Valjean, le bagnard.
Dans le barda que Gauguin transporte avec lui, il y a une toile : un autoportrait de Vincent, la réponse de Vincent à l'autoportrait de Gauguin. Et sans doute Gauguin porte-t-il avec lui la lettre de Vincent où, à propos de cette toile, il lui a précisé : « J'ai un portrait de moi tout cendré. La couleur cendré qui résulte du mélange de "véronèse" avec la mine orangée pâle, tout uni à vêtement brun rouge.
Mais exagérant moi aussi ma personnalité j'avais cherché plutôt le caractère d'un bonze simple adorateur du Bouddha éternel. »

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Autoportrait dédié à Gauguin (sept 1888)

À son frère Théo, Vincent a confirmé : « Mon portrait que j'envoie à Gauguin en échange se tient à côté j'en suis sûr, j'ai écrit à Gauguin en réponse à sa lettre, que s'il m'était permis à moi aussi d'agrandir ma personnalité dans un portrait, j'avais en tant que cherchant à rendre dans mon portrait non seulement moi, mais en général un impressionniste, j'avais conçu ce portrait comme celui d'un bonze, simple adorateur du Bouddha éternel. » Mêmes mots…

En ce mardi 23 octobre 1888 commence à Arles le dialogue d'un bagnard et d'un bonze

Commence enfin, car il y a des mois que Vincent attend Gauguin.

La présence de Gauguin rassure l'inquiet Vincent.

Gauguin organise leur vie, fait la cuisine, achète une commode. Il règle aussi les dépenses avec les filles à zouaves.
Devant les mêmes motifs leur toiles se répondent.

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Paul Gauguin, Les Alyscamps, fin octobre 1888
Huile sur toile signée et datée en bas à gauche P Gauguin 88
Paris, Musée d’Orsay

 

L’antique nécropole des Alyscamps aux confins de la vieille cité d’Arles devait inspirer à Van Gogh et Gauguin en novembre 1888 des toiles exaltant les couleurs flamboyantes de l’automne. De la nécropole romaine plus tard utilisée par les chrétiens, il ne subsistait plus à l’époque "qu’une mélancolique allée de cyprès bordée par une succession de sarcophages antiques vides, moussus et mutilés" (H. James A little tour in France, Boston, 1884). Au fond de l’allée, s’élevait l’église romane de Saint Honorat dont on aperçoit la tour-lanterne sur la toile de Gauguin.

Les Alyscamps semble être le premier d’une série de sujets traités en commun par les deux artistes depuis l’arrivée de Gauguin en Arles le 23 octobre.
Quelques jours plus tard, les 4-5 novembre tous deux devaient entreprendre deux scènes de vendanges aussi dissemblables que La vigne rouge de Van Gogh et Misères humaines de Gauguin. Mais le plus souvent Gauguin reprenait un sujet traité peu auparavant par van Gogh comme c’est le cas de Au Café, Mme Ginoux ou Les Lavandières à Arles. Dans le cas des Alyscamps il est difficile de trancher si les deux artistes ont travaillé ensemble sur le même site ou à quelques temps d’intervalle comme l’affirme M Roskill. (1970)

Dans les Alyscamps, Gauguin a choisi de se placer à l’extérieur de la célèbre allée de peupliers bordée de sarcophages, le long de la rive du canal de Craponne. Les sépultures antiques apparaissent par contre dans l’autre version qu’il a peinte sur le même site dans le même format mais en largeur.

Van Gogh nous a pour sa part donné quatre versions des Alyscamps dont deux en largeur furent exécutées sur une toile grossière qu’avait acquis Gauguin peu après son arrivée et qui servit aux deux artistes. Mais elles représentent des feuilles tombant dans une allée donc n’ayant pas grand-chose à voir avec la toile d’Orsay. Par contre une toile de Van Gogh appartenant à une collection particulière suisse est davantage similaire à celle de Gauguin par le format et la composition générale de la toile. Mais la facture en pleine pâte de Van Gogh contraste avec la touche striée et légère de Gauguin.

« Vincent et moi sommes bien peu d’accord en général, surtout en peinture… Il est romantique et moi je suis plutôt porté à un état primitif. Au point de vue de la couleur, il voit les hasards de la pâte comme chez Monticelli et moi je déteste le tripotage de la facture etc. » (Merlhès 1984, n°182, 284)

Touche raisonnable certes, mais couleur exaltée et parfois arbitraire, le tronc bleu et la violente tâche rouge du premier plan témoignent de l’effet éclatant du séjour arlésien sur la palette de Gauguin. (Source Claire Frèches-Thory conservateur musée d’Orsay).

Fichier:Van gogh alyscamps other.jpg

Les Alyscamps, cette nécropole d'Arles devenue un quartier de cette ville.
Ici peinte par VGG.

Les deux peintres travaillent et discutent sans relâche.

 

Fichier:Vincent Willem van Gogh 059.jpgFile:Paul Gauguin 072.jpg

L'arlésienne (Mme Ginoux, propriétaire    "Café de la nuit à Arles" Gauguin
du café en-dessous de la maison jaune
par Van Gogh (nov.déc.1888)          

Malgré l'harmonie qui les fait travailler, les malentendus s'accumulent. Le 2 novembre Vincent écrit à Théo :
"Gauguin a dans ce moment une toile du même café de nuit que j'ai peint aussi...".   
Dans une lettre écrite à Émile Bernard, Gauguin livre une version différente :

" J'ai fait aussi un café que Vincent aime beaucoup, et que j'aime moins. Au fond, ce n'est pas mon affaire et la couleur locale, canaille, ne me va pas. C'est une affaire d'éducation, on ne se refait pas."
Cela n'empêche pas le travail de continuer. 
Le 4 décembre, Vincent écrit à Théo :
"Nos journées se passent à travailler, travailler toujours, le soir nous sommes éreintés et nous allons au café, pour nous coucher de bonne heure après ! Voilà l'existence."

"Vincent peignant des tournesols" de Gauguin (nov 1888)

Quand Vincent voit cette toile peint par son ami, il dit :
"C'est bien moi, mais moi devenu fou...".
Vincent ne croyait pas si bien dire.
A peine un mois après l'arrivée de Gauguin leurs conversations virent à l'affrontement, leurs discussions à propos des œuvres sont, dit Vincent d'une "électricité excessive"
Gauguin avait averti Théo  à mi-décembre :
" Tout calcul fait, je suis obligé de rentrer à Paris. Vincent et moi ne pouvons absolument vivre côte à côte sans trouble par suite d'incompatibilité d'humeur."
Et Vincent ne peint pas de portrait de Gauguin. Il ne peint que son fauteuil où Gauguin n'est pas assis. Comme par prémonition.
Théo  avait prévenu Vincent de la volonté de Gauguin de partir. Vincent refuse de croire à un départ qui le rendrait à une solitude qu'il ne peut supporter.
Les deux hommes s'affrontent violemment sur leur façon de travailler et Gauguin sort seul et dans la journée du 23 décembre, dans un accès de fureur, Vincent qui l'a suivi,  menace Gauguin avec un rasoir, avant de couper son oreille droite et de retourner à la maison jaune.

Deux écrivains allemands défendent une autre version :
Deux universitaires allemands reviennent sur la plus fameuse dispute de l'histoire de l'art. Ce serait Gauguin qui aurait coupé l'oreille du Hollandais.
Au matin du 24 décembre 1888, la police d'Arles récupère un homme au visage sanguinolent et le conduit à l'hôpital. Au cours d'une crise, Van Gogh s'est coupé l'oreille gauche (à droite dans ses autoportraits au miroir ultérieurs) au moyen d'une lame de rasoir. Cette automutilation serait le symptôme d'une santé mentale déjà défaillante et le signe avant-coureur du suicide perpétré sept mois plus tard. C'est du moins la thèse dominante.

Dans les années 1930, Georges Bataille et Antonin Artaud voient dans le geste une portée sacrificielle et valorisent la folie comme fon­damentale pour l'art moderne. Puis le cinéma contribue à établir cette sombre veille d'un jour de Noël en moment culte, en épisode charnière de l'histoire de l'art. Dans son film de 1956, Lust for Life, Vincente Minnelli ne montre pas l'acte mais c'est bien Kirk Douglas (Vincent) qui le ­commet.

Reste qu'il n'y a jamais vraiment eu d'unanimité parmi ceux qui se sont plongés dans les maigres sources du fait divers. Et un livre qui vient de sortir en Allemagne devrait accroître le doute. Selon ses auteurs, Hans Kaufman et Rita Wildegans, deux universitaires de Hambourg, c'est Gauguin qui aurait porté un coup de sabre (excellent escrimeur, il était maître d'armes civiles) lors de la fameuse dispute. Van Gogh n'aurait rien dit pour protéger son ami. Cela expliquerait le retour à Paris précipité de Gauguin après une brève audition par la police où il s'était montré cohérent contrairement à un Van Gogh prostré. Et peut-être ses envies de lointains…

L'essai charge cet « hypocrite », ce « vaniteux ». Il aurait fui après son geste malheureux, simplement censé faire reculer Van Gogh. Il aurait jeté sa rapière dans le Rhône. On ne l'a jamais retrouvée. « Le rasoir non plus », note Hans Kaufmann. « Une chose est sûre, la version admise repose surtout sur les souvenirs de Gauguin, Avant et Après, parus en 1903 », poursuit-il. Selon eux, le conflit portait sur des questions artistiques. Dès son arrivée à l'invitation de Van Gogh dans la maison jaune de la place Lamartine (démolie durant la Seconde Guerre mondiale) et les premiers projets menés de conserve, l'ambiance s'était tendue. Van Gogh considérait par exemple sa version de l'allée des Alyscamps, peinte sur un support de jute préconisé par Gauguin mais auquel lui n'était pas habitué, comme ratée.

Le remords de Caïn dans la tombe ?

Sur quoi une première colère aurait éclaté. Puis une seconde dans l'atelier commun, cette soirée du 23, parce que l'un soutenait que l'on peut créer selon sa fantaisie et l'autre uniquement d'après la nature. Gauguin avait menacé de partir, Van Gogh a vu d'un coup ruinés ses espoirs de recréer sous le soleil du Sud un nouveau Pont-Aven. Il aurait saisi un couteau. Gauguin aurait filé et passé la nuit à l'hôtel. Une fois seul, Van Gogh aurait donc procédé à la vivisection, enveloppé son lobe dans du papier journal et, vers 23 h 30, l'aurait confié à une prostituée de sa connaissance avant de revenir se coucher chez lui.

Insensé ou improbable ?
Quoi qu'il en soit, c'est dans sa couche ensanglantée, à demi inanimé, que la police, informée des faits par le voisinage ou la maison de tolérance, le trouva le lendemain. Hans Kaufmann et Rita Wildegans reprennent le rapport de police, les quelques notes de la presse locale et passent au peigne fin les témoignages malheureusement très postérieurs aux faits. Et suggèrent une cause plus triviale. Il est question d'une bagarre « à propos d'une certaine Rachel » qui se serait poursuivie jusque devant un bordel situé trois cents mètres plus loin. Ils estiment que si la provocation vient de l'un c'est sûrement l'autre qui blesse.

Gauguin en aurait longtemps eu mauvaise conscience. Peu de temps après la mort de son ex-ami qu'il n'a jamais revu, il se rend à Tahiti. En 1901, il y peint des tournesols sur un fauteuil. Un hommage caché ? En son centre la fleur semble un œil fixant le spectateur. Le remords de Caïn dans la tombe ?

Paul GAUGUIN


Paul GAUGUIN 1848-1903
- "Fleurs de tournesol dans un fauteuil II"
- Huile sur toile 73 cm x 92 cm
- Peint en 1901
- Localisation: Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitag

 

Vincent Van Gogh - Autoportrait à l'oreille bandée

"Autoportrait à l'oreille bandée" de VGG (1889)                    -Tournesols sur un fauteuil de Gauguin en 1901   

 

"La chaise de Vincent avec sa pipe"(janv 1889)

La pipe et le tabac de l’artiste placés sur la chaise, les touches épaisses de brosse, et la singularité fine de la perspective, font de ces derniers beaucoup plus qu'une image d'une chaise. Il peut être vu comme un autoportrait, une évocation symbolique de l'artiste lui-même. Dans une peinture similaire non fini, Van Gogh a dépeint un fauteuil raffiné pour Gauguin, qui soulignait les différences des deux caractères des artistes.

Vincent devait retourner à l'hôpital début février, se plaignant d'entendre des voix. Des voisins envoyèrent une pétition demandant l'internement du peintre.
Signac lui rendit visite et le trouva lucide et en très bonne santé. Après une courte installation chez le docteur Rey, il décida de se faire soigner et entra à l'asile de Saint -Rémy où il fut autoriser à peindre une semaine après son entrée, une chambre faisant office d'atelier.
Tout ce qui ne concerne pas la peinture l'indiffère. Celle-ci doit être en mesure de lui épargner de nouvelles crises, et il les redoute. Elles lui donnent des hallucinations visuelles et auditives. Durant tout son séjour à l'asile vont se succéder des périodes de crises et des moments où il peindra, d'abord le jardin (des iris ou des lilas) puis la série des cyprès et des paysages de Provence... Il peint aussi beaucoup d'après des gravures  ou des reproductions dont "la sieste" ( d'après Millet-1890). Voir autre article où figure ce tableau inspiré de Millet qui n'oublie pas les paysans et la campagne que Vincent a toujours désiré peindre sans toujours en avoir la Liberté.
Vincent qui en 1890 oscillait entre des moments créatifs et productifs et des périodes de crises, considère néanmoins qu'il est arrivé à créer une œuvre de valeur. Il pense que le travail est le meilleur remède qui lui convienne et ne supporte pas de demander la permission de peindre aux médecins.
Il envoie des toiles à Théo."Iris" et "Nuit étoilée" seront exposées au salon des indépendants :

Fichier:VanGogh-Irises 1.jpg

Les Iris peint en mai 1889

Le tableau n'exprime pas la "tension" que l'on retrouve dans ses œuvres ultérieures. En parlant de la peinture, il expliquait qu'elle était « le paratonnerre pour ma maladie », parce qu'il estimait qu'il pouvait éviter de devenir fou en continuant à peindre.

VanGogh-starry night ballance1.jpgBranche d'amandier en fleur.jpg

               Nuit étoilée (juin 1889) VVG       Amandiers en fleurs (Fev. 1890)

Van Gogh a peint ce tableau en l'hommage du fils de son frère Théo, Vincent Willem dont il est le parrain. Pour symboliser cette nouvelle vie, Vincent choisit de représenter les branches d'un amandier, l'un des arbres les plus précoces au printemps.

Fichier:Vincent Willem van Gogh 090.jpg

Portrait du docteur Rey VVG ( janvier 1889)

Ce tableau représente l'interne Felix Rey d'Arles qui avait soigné Van Gogh à la suite de la crise d'épilepsie ou de démence au cours de laquelle le peintre s'était mutilé l'oreille.

Autoportraits de 1889 avec barbe et sans :

SelbstPortrait VG2.jpgVincent Willem van Gogh 102.jpg

A présent, les crises qui le harcèlent,"prennent une tournure religieuse absurde". Il se demande si ce n'est pas l'architecture du cloître de l'Hôtel-Dieu d'Arles et de l'asile de Saint-Rémy qui lui donnent cette teinture...Le Nord lui manque. Il a peur de perdre maintenant dans le Midi la volonté de peindre, son seul remède...

http://pad20-sncf.brainsonic.com/uploads/Navigaia/Navigaia_fr_817/image.jpgSAINT-PAUL DE MAUSOLE - VAN GOGH - intérieur du cloître

Hôtel-Dieu d'Arles                      Asile de Saint Rémy aujourd'hui
Le jardin                                    (Ancien cloître  Saint-Paul de Mausole, ce monastère est aussi un véritable chef d’oeuvre de l’art Roman provençal. Il doit son nom à la proximité du Mausolée romain des Jules. Le cloître du XIème et XIIème siècles présente un élégant décor roman dans le style de Saint Trophime d’Arles. Il est adossé à la chapelle de pur style roman, - sauf la façade du XVIIIème siècle -, surmonté d’un clocher carré de tradition lombarde. Les moines Franciscains, de l’ordre mendiant des Observantins, sont les premiers à y accueillir des malades psychiatriques dès le XVème siècle.)

Après plusieurs attaques, Vincent voulait quitter l'asile. Il partit le 16 mai pour Paris, où il ne resta que quelques jours chez son frère.
Pissarro proposa une solution à Théo pour permettre à Vincent de quitter Paris, son agitation et son bruit.

Pissarro connaît bien le Dr Paul Gachet, spécialisé dans les maladies nerveuses. Le Dr achète la maison d'Auvers- sur Oise en 1872 afin que sa femme, malade, « respire du bon air ». Il conserve son cabinet et sa clientèle à Paris, dont la mère de Camille Pissarro qu'il soigne ainsi que les enfants du peintre, à Auvers. Sa maison est fréquentée ensuite par un grand nombre d'artistes, surtout impressionnistes, par exemple le jeune Paul Cézanne.

Fichier:Paul Cézanne 034.jpg

La maison du docteur Gachet par Paul Cézanne, 1873

Le docteur Gachet est veuf, il habite là avec ses enfants. Vincent sera accueilli dans cette maison chaleureuse.
Vincent descend du train à Auvers-sur-Oise, à une quarantaine de kilomètres de Paris, avec quatre toiles sous les bras et une lettre d'introduction.

Voir article sur Van Gogh : "Vincent à Auvers-sur-Oise (VVG Partie 5)"