La  mode est aujourd'hui au débat démocratique. Tout est contesté, discuté et relatif. Tous les repères sont brouillés.

  • il y a les climato-sceptiques,

    et ceux qui constatent
  • qu'il n'y a plus d'autorité... Depuis les évènements de 68,
  • qu'il n' y a plus de partis politiques,
  • de chanteurs comme de mon temps,
  • que la violence monte chez les jeunes,
  • que le religion catholique descend la pente savonneuse,alors que les musulmans se reproduisent
  • que les parents à qui l'on va couper les allocations familiales, démissionnent, que les institutions ne sont plus respectées
  • que les jeunes ne veulent plus travailler,
  • que les syndicats ne représentent plus les travailleurs,
  • que les libertés publiques sont menacées,
  • que la sécurité sociale creuse un trou incommensurable,
  • qu'on ne pourra plus payer les retraites,
  • que la télévision tue,
  • que la société est plus violente, "on ne peut plus sortir seul(e)"
  • que nos prisons sont les plus insalubres d'Europe, malgré la télé
  • que nous rejetons à la mer, les immigrés qui nous envahissent pour goûter gratuitement à l'état-providence de l'occident.
  • que nos banlieues sont devenues invivables...

N'en jetez plus, nous avons assez de sujets pour tenir un blog...jusqu'à la fin de nos jours.

Je voulais traiter des sujets plus personnels, moins sociétaux, mais il se trouve que je suis rattrapé malgré moi par le scepticisme ambiant, j'étais naïf de penser que beaucoup partageait mon point de vue. Il faut dire que les sceptiques sont malins, ils surfent sur la vague démocratique. La démocratie, même si elle marche mal, n'est pas encore contestée... quoique avec cette abstention aux élections, les jeunes oublient que nous avons conquis ce droit de vote de hautes luttes, que les femmes n'ont le droit de vote que depuis la Libération où elles ont été tondues et pas les hommes. Car il faut être deux du sexe opposé ( disait la chanson d'Alain Béard) pour l'amour à l'époque où homosexualité était encore une perversion.

Vous avez échappé à la précarité. Eh oui j'ai lu le Livre de Florence Aubenas que j'avais découverte comme beaucoup, après sa captivité et qui lui a permis d'écrire ce livre. Pendant 6 mois, cette journaliste s' est glissée dans la peau d'une demandeuse d'emploi dans le secteur de la propreté (comme on dit dans cette période où on emploie de plus en plus d'euphémisme pour positiver. D'ailleurs on emploie de plus en plus de néologisme et d'anglicisme  au fur et à mesure que l'on devient ringard de plus en plus vite et que la France voit sa puissance de plus en plus réduite au profit de le puissance américaine).

J'avais plein de raisons de lire ce livre, écrit par une journaliste célèbre, "people" ; c'était une forme rusée de journalisme renouvelé ; j'ai travaillé la moitié de mon temps avec des demandeurs d'emploi à qui je proposais de retourner à l'école où ils avaient subi l'échec pour la plupart de ceux que je voyais au petit matin, dans une campagne reculée, inconnue et qui sentait le feu de bois, cher au propriétaire de résidence primaire ou secondaire ; je savais que le pôle emploi venait d'être créé pour être plus efficace que l'ANPE, gouverné par des planqués, aussi fainéants que les chômeurs qu'ils avaient à recaser coûte que coûte pour tenir leur chiffres qu'il avaient promis à leur hiérarchie qui avaient promis ce chiffre à leur ministre, qui l'avait lui-même promis à son Président de la République qui avait annoncé dans sa campagne électorale qu'il irait chercher le travail avec ses dents, s'il le fallait.

Florence Aubenas au journal de 13h de France 2 (18 février
2010)Pendant six mois, la journaliste Florence Aubenas s'est glissée dans la peau d'une demandeuse d'emploi anonyme.

Florence Aubenas était le 18 février invitée du 13h de France 2 à l'occasion de la sortie du "Quai de Ouistreham".

Quand l'idée lui est venue de tenter l'expérience, Florence Aubenas avait lu plusieurs livres autour du procédé d'immersion, à commencer par Tête de Turc (La Découverte, 1986), de Günter Wallraff, le plus célèbre de tous. A l'époque, elle s'interrogeait sur l'efficacité de la pratique journalistique. Un article peut-il permettre de faire changer les choses ? "On nous disait : "C'est la crise, tout va être englouti", et moi, assise à mon bureau, j'étais déroutée : le réel se dérobait. Depuis que j'étais dans le monde du travail, la crise était toujours là, omniprésente et intangible à la fois. Je ne comprenais pas."

Résultat, il a fallu que Florence découvre l'attente du demandeur d'emploi, qu'elle apprenne à attendre et à attendre encore, elle qui était dans une file de chômeurs qui s'allongeait au fur et à mesure que la crise économique étendait ses ravages sur les plus exposés qu'elle touchent encore. Jamais en six mois de travail acharné elle ne parviendra à gagner sa vie. Elle survivra exténuée, dans ce monde ignoré, grâce au quelques heures d'Intérim qu'on lui octroiera généreusement (parce qu'elle a une voiture, qu'elle est ponctuelle, qu'elle ne rouspète pas trop malgré les heures supplémentaires qu'on ne lui paie pas en toute impunité tant la file des demandeurs d'aumônes s'allonge : "y'en a plein qui serait bien content d'être à votre place".

Autre raison de lire ce livre : le quai de Ouistréham que je connais depuis l'enfance où les patrons de ma mère nous emmenaient profiter d'un weekend à la mer. Nous étions dans les années 50, en route, nous nous arrêtions dans un champ où paissaient tranquillement des vaches normandes moins belliqueuses que leur propriétaire, pour pic-niquer  et sortir de la glacière un vin blanc de Bourgogne aligoté bien frais et fumer la première "Winston"de mes dix ans sous les yeux des parents courroucés mais permissifs ce jour-là.http://animalamnistie.free.fr/images/panier_picnique.jpg

 

Vous avez aussi échappé aux climato- sceptiques qui eux sont des scientifiques et se prennent pour Copernic qui avait raison seul contre tous. Attention, à être de plus en plus nombreux, ils vont finir par avoir torts. Rappelons-nous Cassandre et ses suivants : les écologistes à force de crier au feu ! Au feu ! sont de moins en moins entendus.
J'ai entendu C. Allègre qui a failli être ouvert lui aussi, comme Besson et qui a écrit un livre contre la responsabilité du CO2 dans le réchauffement climatique qu'il nie (étant moindre qu'au Moyen-Age). C Allègre est aussi un homme politique qui a quelques certitudes et qui n'a pas peur des inexactitudes chez lui dont regorgent son dernier Bouquin qui se vend bien merci. Ça ne vaut pas le coup que je perde mon temps précieux à compléter mon article sur l'écologie.

http://medias.lepost.fr/ill/2009/12/17/h-20-1845191-1261045593.jpg

Les climato-sceptiques américains adoptent la même stratégie que les créationnistes, visant, en la discréditant, à relativiser le poids de la science. Tout ce que le public retient, c’est l’hystérie et la controverse. Cela ternit l’image de la science climatique et de la science en général.

Il n'y a pas que C.Allègre parmi les sceptiques, il y a aussi celui qui a signé le Pacte de Nicolas Hulot, celui qui encourageait le Grenelle de l'environnement. Je veux parler de M.Sarkolot, pas de l'autre picolot de Borlot qui voulait mettre une taxe sur les produits de pic nique jetables, notre Président qui trouvait au salon de l'Agriculture que y'en avait assez de l'écologie et de la responsabilité des hommes et des vaches sur le réchauffement climatique. Finalement, Sakozy a n'a pas supprimé le bouclier fiscal mais la fiscalité écologique en désespérant notre vernonnaise , Jouannot. N.Hulot qui vend de plus en plus de shampoing Ushuïa a quitté les réunions du Grenelle  de l'environnement non pas en avion, ça c'est pour Jouhandet le ministre de la coopération  qui a affrêté un avion privé pour aller écouter une conférence internationale, mais à pied pour ne pas polluer. enfin  Borlot va mettre en route un Grenelle de l'enivrement qui devrait faire diversion dans ces temps de crise.

Nicolas Hulot, le 28 mars 2008, à Strasbourg.

les climato-sceptiques brûlés
sur la place publique par les gens du Giec

Je ne ferai pas d'article sur l'avant garde russe en peinture. D'ailleurs c'est un thème que j'ai déjà abordé et puis vous en avez marre de la peinture.
Je ne parlerai pas non plus de la polémique qui a suivi la diffusion du jeu de la mort. J'avais déjà émis quelques réserves sur cette émission qui popularisait une expérience elle-même contestée à son époque, de là à penser que Bauvois et C. Nick sont complaisants avec la télévision au point de leur intenter un procès, il ne faut pas avoir lu la moindre chose là-dessus. Certes ils se servent de la télévision pour la dénoncer. Ils savent qu'ils ne pourront qu'alerter le maximum de monde qu'en passant par ce canal, ne proposant pas  un jeu mais un documentaire sur les jeux de la téléréalité qui n'est pas la réalité mais qu'un jeu.N'ont-ils pas eu un illustre prédécesseur avec Bourdieu qui avait moins peur de la contradiction que certains écrivains qui se faisaient rares à la tété. Au moins on savait que Bourdieu publiait un bouquin sur la tété, et on avait plus de chance de le lire.

Je pourrais évoquer Haïti , à laquelle ou auquel j'ai consacré deux articles dans un élan de générosité provoqué par une catastrophe naturelle sans précédent ni sans suivant (ce qui s'est passé au Chili a eu des conséquences moindres sur le pays), provoqué aussi par une mauvaise conscience de français esclavagiste. On reparle de ces haïtiens 2 mois après le tremblement de terre dans tous les médias, alors que l'on nous annonçait de nouvelles catastrophes à venir, dues aux pluies torrentielles; Il fallait reconstruire vite, en urgence Haïti pour mettre dans des abris de fortunes le million  de sans-abris.
Les médias se remettent à nous parler de Haïti pour nous informer sur l'aide promise à ce pays par les généreux donateurs. Ainsi à New-York se tient une conférence internationale sous l'égide de l'ONU, de pays qui vont promettre une aide à Haïti. Adieu l'urgence, adieu les pluies torrentielles qui font de belles images, vive l'aide des généreux donateurs aux premiers rangs desquels on trouve évidemment les États-Unis et l'Europe. Parce que, ce n'était pas déjà fait ?

Les dons de la communauté internationale pour la reconstruction d'Haïti dépassent les espérances de l'ONU - ici, le 31 mars 2010, dans une rue de Port-au-Prince. | AP/Ramon Espinosa

Les dons de la communauté internationale pour la reconstruction d'Haïti dépassent les espérances de l'ONU
- Ici, le 31 mars 2010, dans une rue de Port-au-Prince.          

 

Non je ne fuirai pas, je parlerai de l'école qui m'a beaucoup occupé, dans les prochains articles, en essayant  de tenir compte de ce que j'ai déjà écrit. Sur l'autorité par exemple : enfant de 68, j'ai participé aux évènements de loin depuis la province rémoise où je m'étais enterré. Il me reste que je ne crois pas beaucoup aux vertus de l'autorité, ce dressage d'animaux savants et obéissants, soumis. Je vous avez prévenu, il faut se méfier de l'eau qui dort. Elle dort peut-être mais que d'un seul œil et l'autre reste en éveil contre les ennemis de classe qui sont partout. On revient à l'école et à la société  qui utilise le même mot "classe", société, dont on dit qu'elle est de plus en plus violente . Eric Zemmour, fanfaronnant dans les médias ajouterait que cette violence est due aux émigrés, noirs ou arabes qui ont remplacé les ritals et les espinguoins, pour ne pas parler des portos qui jouent bien au foot, bien pour un petit pays pauvre.

 Policier référent
Donc je parlerai de l'école sous l'angle de la violence. Celle-ci envahit la société, surtout les banlieues où les émeutes règnent dans les quartiers désertés par les Français traditionnels (comme dirait M.Longuet), donc envahit aussi l'école qui ne peut rester un sanctuaire indifférent ou étranger alors qu'elle serait encerclée par la violence.