Après la peinture académique dite au 19ème en France, art "pompier", représenté ici par le peintre glorifié à son époque, Meissonnier, dont le tableau le plus représentatif est présenté ici et au musée d'Orsay.

Campagne de France, 1814

Sous l'influence des paysagistes britanniques Bonington, Constable, Turner, le paysage allait devenir un genre à part entière dans la peinture française, dont Corot sera le  représentant le plus illustre.

Courbet, Corot et Delacroix, représentent alors l'avant-garde de la peinture française, et vont constituer les modèles dont tous les impressionnistes vont s'inspirer à leurs débuts.

Du réalisme au naturalisme

En peinture, le réalisme naît avec Gustave Courbet en opposition au romantisme. En 1855, Courbet finit par accepter ce terme.
On qualifiera ensuite Zola de naturaliste quand, vers 1871, il mêle à sa description du monde ouvrier un goût pour le grossier, des préceptes socialistes qui l'éloigne du véritable constat réaliste qui ne prend pas position. On restreint alors le champ du réalisme à ceux qui s'opposent au Romantisme d'imagination et explorent le monde quotidien : réalistes les frères Goncourt, Alphonse Daudet.
Seront alors qualifier de réalistes tous ceux qui cherchent à sauvegarder coûte que coûte l'art figuratif comme vers 1950, les peintres misérabilistes du Néo-réalisme, l'école de la Réalité poétique ou les peintres témoins de leur temps.
Seuls ensuite sans doute les artistes du Pop'Art et du Nouveau réalisme qui, à travers l'exposition de l'objet et l'exaltation de l'acte matériel veulent depuis 1962 poser le problème du matérialisme peuvent en un sens relever du Réalisme social ou naturalisme de Courbet par leur conception de l'art comme manifeste et prise de partie.

Femme au perroquet de Gustave Courbet (1866)

 

Gustave Courbet, La falaise d'Etretat après l'orage, 1870,
Paris, Musée d'Orsay

Courbet vient peindre sur la côte normande dès les années 1840. Il tombe amoureux d’une Dieppoise et leur longue liaison lui donne l’habitude d’y revenir souvent.
Corot
(1796-1875) fut connu du grand public de son vivant. Corot, qui termine son œuvre quand les impressionnistes arrivent en scène, est déjà un peintre moderne et fait figure de précurseur des impressionnistes. Il excelle dans les paysages peints sur le motif,  et ses portraits ne leur cèdent en rien tant ils dégagent d'expressivité. Les impressionnistes et bien d'autres après eux en feront une source d'inspiration, et voueront à Corot une immense admiration.

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Le pont de Mantes - de Corot (1796 - 1875)

Corot - La cathédrale de Mantes (1860)


 

Puis apparut en 1863, la rupture des impressionnistes qui sortent de leur atelier. Ils sont maintant adulés par nos officiels : nos conseillers généraux ont rachetés le musée d'art américain en y créant le musée des impressionnismes, qui a déjà présenté 2 expositions en 2009 :
- Le jardin de Monet à Giverny : l'invitation d'un paysage et
- Joan Mitchell, une artiste contemporaine, donc pas impressionniste, mais qui a peint dans le proche, le charmant bourg de Vétheuil.

Fichier:Claude Monet, Impression, soleil levant, 1872.jpg

Claude Monet, "Impression soleil levant". Musée Marmottan-Paris (1872)

Pour la première fois le mot impression est utilisé et un critique malveillant parle "d'exposition des impressionnistes". Le mouvement des impressionnistes est né.

L’art moderne rompt définitivement avec les codes traditionnels du passé. C’est en découvrant la peinture de Manet, et notamment son Déjeuner sur l'herbe, exposé en 1863 au Salon des Refusés, que Baudelaire forge la notion de « peintre de la vie moderne ». Dès l’origine, l’idée de modernité est liée à celle de réel, mais aussi de progrès. L'impressionnisme est le premier mouvement artistique qui rompt brutalement avec la tradition.

Millet est considéré comme un peintre réaliste, mais il a eu une grande influence sur des impressionnistes tels que Claude Monet et Camille Pissarro, et surtout sur Vincent Van Gogh, qui a reproduit à sa façon la plupart de ses scènes rurales.

Mais l'impressionnisme cesse d'être représenté par un groupe cohérent d'artistes depuis le début des années 1880.
Cette période de la fin du 19ème siècle est celle qu'on peut appeler la période du post -impressionnisme dont Van Gogh, Gauguin et Cézanne qui se sont engagées dans leur voie sont les principaux représentants.
La fin du 19è est aussi celle du néo-impressionnisme (ou pointillisme) mené par Seurat, suivi de Signac.
Parallèlement né à Pont-Aven un groupe autour de Gauguin qui aura beaucoup d'échanges avec les Nabis représentés par Maurice Denis, Édouard Vuillard et Pierre Bonnard.
Leurs leçons seront retenues par H. matisse et les Fauvistes, par les expressionnistes allemands, par Pablo Picasso et les cubistes.

 

Vincent Van Gogh- Autoportrait (1887)                  Gauguin - Végétation tropicale,  Martinique(1887)

                                                          

 

A Auvers "une route après la pluie"- Éclaircie ?
Vincent Van Gogh

- Le pointillisme

Fichier:Georges Seurat - Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte.jpgFichier:Paul Signac Palais des Papes Avignon.jpg

Georges Seurat - Un dimanche après-midi                                                                                        Paul Signac-Palais des papes

          l'Île de la Grande Jatte                                                      Avignon

Le pointillisme (ou néo-impressionnisme ou divisionnisme) est une technique de peinture issue du mouvement impressionniste qui consiste à peindre par juxtaposition de petites "taches" de peinture de couleurs primaires et de couleurs complémentaires).

- Gauguin et le symbolisme :

Cette année 1886 voit la naissance d'une nouvelle tendance artistique, le Symbolisme. Celle-ci s'oppose à l'Impressionnisme en prônant non la peinture objective de la réalité observée avec ses mille détails visuels, mais la peinture  du caractère propre du sujet - ce qu'il symbolise - au moyen de traits essentiels.

Végétation tropicale - Gauguin 1887

- L'école de Pont-Aven :

Fichier:Paul Gauguin 036.jpg

Paul Gauguin - La danse des quatre bretonnes

L'Exposition au Café Volpini à l'occasion de l'Exposition universelle de Paris de 1889 marque la naissance d'une école nouvelle groupée autour de Gauguin, l'Ecole de Pont-Aven.

Nabis et Synthétistes, inspirés également par Mallarmé et les symbolistes littéraires, partageront pendant quelques temps des convictions communes sur la nécessité de libérer la peinture de sa sujétion au réel et de laisser davantage de place à l'idée ou à la symbolique.

Maurice Denis, Paul Sérusier, Édouard Vuillard, Pierre Bonnard, Odilon Redon feront partie de ce mouvement.


La belle Angèle
Paul Gauguin (1889)

Gauguin retournera en Bretagne en 1889 et 1890, au Pouldu, tout proche de Pont-Aven, deux lieux où chaque été une importante colonie d'artistes tentera d'élaborer une nouvelle peinture. Il y loge à "la Buvette de la Plage" de Marie Henry

Gauguin et Van Gogh ne sont impressionnistes que peu de temps : leur génie se développe dans la solitude et loin de Paris. Paul Gauguin (1848-1903) est introduit par Pissarro dans le milieu impressionniste, mais cherche une technique moins réaliste, qu'il trouve en Bretagne, où il élabore, avec Emile Bernard (1849-1934), le cloisonnisme, l'esthétique de la couleur pure et de la synthèse que Sérusier devait transmettre aux nabis. Il fréquente les symbolistes. Fixé à Tahiti, il va mourir misérable et seul à la Dominique. Son chromatisme est très personnel, son exotisme n'est pas anecdotique, mais c'est une ascèse pour trouver la réalité humaine au-delà de la civilisation (« d'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? »).

- le Fauvisme avec son chef de fil Matisse et le cubisme avec Picasso

Au Salon d’automne de 1905, avec Albert Marquet, de Vlaminck, Derain et Van Dongen, il scandalise avec des toiles peintes en aplats et faites de couleurs pures. Le critique Louis Vauxcelles les surnomme les « fauves ». Le terme est aussitôt adopté, par le groupe.

http://www.numartis.fr/wp-content/uploads/2008/02/matisse2.jpghttp://lh3.ggpht.com/simondor/RhmgfW14P4I/AAAAAAAAAW4/9HHrDe4m6mI/picasso-les-demoiselles-davignon.jpg

Matisse - La dame au chapeau *                                  Picasso - Les demoiselles d'Avignon cubime e né de la rencontre et du travail de Braque et de Picasso, entre 1907 et 1914

Dialoguant avec l’éditeur d’art Christian Zervos, Picasso lui confia : « Quand nous     avons fait du cubisme, nous n’avions aucune intention de faire du ubisme, mais d’exprimer ce qui était en nous. » Selon Guillaume Apollinaire, c’est Henri Matisse, le premier et padérision, qui prononça le mot « cubisme »,firmation démentie par le peintre. Il semble que la paternité du terme revienne au crique d’art Charles Morice qui lraitécrila première fois dans Le Mercure de France, daté du 16 avril 190
      Le fauvisme à Paris, le futurisme en Italie, l’abstraction et le        constructivisme en Russie ouvrent des champs absolument neufs où sont conduites des investigations qui ébranlent fortement et définitivement les règles classiques de l’art de peindre.         

 

Malgré la vie éphémère du mouvement, les Fauves auront eu une grande influence sur l'Europe et le Japon.

- Maurice de Vlaminck

"Vlaminck devient un fauve parmi les fauves (1904-1907). Ses toiles de cette période marquent une rupture totale avec les précédentes et une adhésion enthousiaste aux principes du Fauvisme. Les couleurs sont moins mélangées ; rouges, verts, bleus, jaunes sont souvent employés en tons purs : Paysage aux arbres rouges, Rue à Marly, 1905, Paris, M. N. A. M. ; Marly-le-Roi, 1906, Paris, musée d'Orsay. Dans ces œuvres, l'artiste mélange souvent, dans une technique très personnelle, les touches divisionnistes, plus ou moins régulières et géométriques, ou les virgules de Van Gogh à des aplats ou à des traits de couleurs. Chatou (1907, Paris, M. N. A. M.) est une des premières toiles où se décèle l'influence de Cézanne, qui restera sensible dans l'œuvre de Vlaminck jusqu'en 1910 et réapparaîtra ensuite à diverses reprises (la Maison à l'auvent, 1920, Paris, M. A. M. de la Ville, réplique de la Ferme de Bellevue du maître d'Aix). L'admiration pour Cézanne conduit l'artiste, malgré lui, quelque temps (1910), au Cubisme, car il a toujours eu la plus grande hostilité pour cette esthétique, qu'il trouve trop intellectuelle : Autoportrait (1910)"
Extrait de l'encyclopédie Larousse.

 

Restaurant à Marly-Le-Roi 1905 -Maurice de Vlaminck (1876-1958)
Musee d'Orsay, Paris

L' atelier Cormon,

dans la seconde moitié du 19ème siècle est fréquenté par des peintres dits d'avant-garde (des impressionnistes et d'autres tels Grenier) :

Albert Grenier (1861-1917) était un peintre et aussi un aquafortiste fait des estampes utilisant la technique de l'eau forte), qui avait un atelier au 19 bis rue Fontaine à côté celui de Degas, qu'il céda ensuite à  Toulouse-Lautrec. Sa famille possédait deux maisons à  Villers-sur-Morin, ce qui lui permit d'accueil ses amis de Monmartre. Ainsi, Toulouse-Lautrec pourra ainsi "se mettre au vert" plusieurs mois d'hiver (1887) où il s'adonnera aux saines joies de la nature, aux promenades au bord de l'eau, la pêche, et les veillées au feu de bois. Toulouse Lautrec ne revint vivre sa vie trépidante qu'au mois de janvier 1888 où il retrouva son ami Vincent et ses fâcheuses habitudes . Amélie Sans, sa compagne depuis les années 1880, n'épousa Albert Grenier qu'en 1904. La maison de Villers-sur-Morin accueillit aussi Louis Anquetin, et Suzanne Valadon. Elle servit beaucoup de modèle dans l'atelier de Cormon.
Fernand-Anne Piestre dit Fernand Cormon était professeur à l'École des Beaux-Arts et dirigeait un atelier qui attira de nombreux élèves dont Lautrec, Anquetin, Emile Bernard, Laval et Van Gogh comptent parmi les plus illustres. Son enseignement reposait pour beaucoup sur la copie de tableaux du Louvre. Il était apprécié car il laissait aussi des libertés à ses élèves.         Il avait une profonde estime pour Lautrec.     

 

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Fernand Cormon (1845 -1924) "Avant la pêche" (1888)

Il peint aussi des portraits, sans jamais délaisser le style académique, et voyage en Tunisie et en Bretagne. Il ouvre en 1882 un atelier au 10, rue Constance et en 1888 au 104, boulevard de Clichy.

Professeur à l'École des beaux-arts, il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1898.

Fille naturelle d’une blanchisseuse, Suzanne Valadon devint acrobate de cirque à quinze ans (1880), jusqu’à ce qu’une chute mette fin prématurément à cette activité. Dans le quartier de Montmartre où elle était établie avec sa mère, puis son fils naturel, le futur peintre Maurice Utrillo qu'elle eut à l'âge de 18 ans, elle eut la possibilité de s’initier à l’art.

Son genre de beauté attira le regard des artistes et elle devint leur modèle, les observant en posant et apprenant ainsi leurs techniques. Elle fut le modèle de Toulouse-Lautrec, Edgard Degas, Pierre-Auguste Renoir, nouant des relations avec certains. Habituée des bars « mal famés » de Montmartre où la bourgeoisie parisienne venait « s’encanailler », Toulouse-Lautrec durant cette période fit d’elle un portrait célèbre, intitulé La Buveuse.
Degas remarqua les lignes vives de ses dessins et peintures et encouragea ses efforts. Elle connut de son vivant le succès et réussit à se mettre à l’abri des difficultés financières de sa jeunesse, pourvoyant aux besoins de son fils, appelé à sa naissance Maurice Valadon, et qui ne prit que plus tard le nom de famille de son père présumé : Utrillo. (D'aucuns prétendent que le père biologique de Maurice Utrillo est Toulouse-Lautrec.)

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La buveuse par Toulouse-Lautrec (1888)