Notre identité française doit beaucoup à la mythologie grecque, même dans le langage commun. J'ai décidé tardivement de m'intéresser à cette source grecque, que je fuyais, comme tout ce qui m'apparait trop compliqué pour commencer à faire le tour de la question.
J'ai commencé par le livre d'un vulgarisateur digne de confiance, puisqu'il son auteur n'est autre qu'un philosophe qui a fait une courte carrière politique : Luc Ferry. Son livre est titré "La sagesse des mythes". Comme un velléitaire, j'ai feuilleté le livre puis l'ai rangé sans le ré-ouvrir lorsque je me suis souvenu de son existence, m'intéressant de nouveau à cette mythologie, que je continuais à sentir importante dans sa présence constante dans la conversation érudite.
Les mythes sont le récit de la vie des dieux  sous l'antiquité avant les religions monothéistes, importants dans la vie et au delà ; ils sont également importants en sociologie où ils constituent nos représentations collectives, stéréotypées certes,mais pratiques pour comprendre les mêmes sous-entendus qui émaillent le langage.
Et puis ils intéressent aussi les philosophes comme synthèses d'idées abstraites et les psychanalystes, ainsi mon orthophoniste qui est aussi psychanalyste, s'est appuyée sur les tragédies de Racine pour me faire travailler, Bérénice, Andromaque, Phèdre dont la source est la mythologie grecque dont les dieux sont agités des sentiments  humains, les plus puissants. Lors de ma première séance, j'ai été mis

Vénus et Cupidon, Lucas Cranach l'Ancien, Wikimedia Commons

Cupidon représenté par Le Caravage           Vénus et Cupidon avec ses flêches qu'il destine à Psyché.

en face de mon ignorance, en essayant de dénouer les "nœuds gordiens" de cette psychanalyste lacanienne.
Il nous reste l'expression : "Trancher un nœud gordien"; selon la légende, c'est Alexandre le Grand, en -333 av. J.C., qui d'un seul coup d' épée, réussit le premier à trancher ce nœud inextricable, réputé intranchable, serré par le roi Gordias, attachant un joug de bœuf  à son char.  Ce Gordias remerciait ainsi Zeus à qui il devait d'être devenu roi. Cette expression est utilisée, en dehors des lacaniens, dans le langage courant où elle désigne, par métaphore, un problème inextricable, finalement résolu par une action brutale.

Catherine, en tant que professeur de français, est souvent appelée à expliquer ces mythes auxquels les écrivains qu'elles étudient avec ces élèves, font parfois allusion pour illustrer les sentiments que font naitre les situations qu'ils décrivent. Le programme des Terminales Littéraires comprend l'étude d'un ouvrage qui est la source des sources de la mythologie : "L'Illiade et l'Odyssée" d'Homère. Pour références  sur la mythologie, elle utilise un livre pratique : "Le Larousse de la mythologie", paru en Larousse de poche.
Et puis il n'y a pas que les écrivains qui citent souvent la mythologie grecque ou latine, il y a aussi les chanteurs parmi lesquels Brassens.
Brassens utilise, une profusion de figures mythologiques grecques ou latines avec ses dieux qui protègent les frasques des humains  et donc de lui-même et particulièrement, les dieux de l'amour, symbolisé par exemple par Cupidon ce latin pendant du Eros grec, personnification du désir amoureux.
Ce fils de Vénus et de Mars, a une passion folle pour la belle Psyché qui le lui rend bien et qui rendit jalouse Vénus du fait de sa beauté,  pourtant la déesse de l'amour qui lui fit subir d'humiliants malheurs dont elle réchappât par son courage et sa persévérance...Et elle connut avec son Cupidon une félicité éternelle.

Cupidon et Psyché, Jacques-Louis David, Wikimedia Commons

Psyché et Cupidon