Nous fûmes récemment tenus en haleine par l’affaire Polanski.

Roman Polański en 2004, prenant le globe de Cristal du Festival international du film de Karlovy Vary pour l'ensemble de sa carrière

Comment ce gentil vieillard dont j’ai vu et aimé presque tous les films a-t-il été condamné aux Etats-Unis pour détournement de mineur, il y a plus de 30 ans. Le ministre de la culture français s’est indigné de la justice américaine et a eu un réflexe d’artiste indigné par une si basse attaque de son confrère et les artistes,dans leur ensemble ont presque tous serrés les rangs, cachant le viol que le cinéaste argenté avait commis sur le sol d’un pays qui ne connait pas la prescription des crimes. En se penchant sur ce fait divers hors norme, on apprit beaucoup de choses sur la relativité de la justice, sur la vie suisse de Polanski, le franco-polonais qui a fuit le ghetto de Varsovie et qui naquit à Paris après que ses parents aient fui la Pologne. Et on en apprit aussi beaucoup sur les défenseurs de Polanski, dont Finkelkraut(si vous cliquez sur Finkelkraut, vous accédez à une vidéo qui a capté le débat de ce dernier avec le philosophe Yves Michaud, sur France Inter), dont Frédéric Mitterrand qui se retrouva à son tour dans le viseur de l’actualité. Et on oublia notre cinéaste à sa geôle suisse (la Suisse, ce paradis fiscal dans le collimateur du G20, faisant signe d’allégeance au grand frère américain qui domine encore la planète). Passons sur Mitterand qui a saisi le vieil amalgame entre pédérastie et homosexualité, pour mieux fuir celui sur le Tourisme sexuel des riches dans les pays pauvres; c'est le PS qui fut encore une fois avec raison, accusé de cacophonie.

Puis ce fut le tour du fils "jean",

Jean Sarkozy in 2008.jpg

digne de son père qui s'attaqua à la Défense pendant que ledit père prononçait un discours sur l'éducation qui était la seule qui puisse permettre la méritocratie alors que nous sommes en pleine aristocratie.

Sarkozy l'impopulaire, pourfendeur des impôts créa, après la 1ère femme de France, la taxe  carbone, supprima au bénéfice des entreprises, la taxe professionnelle, au désespoir des maires dont d'ex. premiers ministres de Chirac, le populaire(Juppé et le vendeur de chez Jacques Vabre dont j'ai momentanément oublié le nom, voilà ça me revient, il s'appelle Raffarin), prononça un discours inédit devant un parterre d'agriculteurs mesurant moins de 1,65 m ; autorisa celui qu'on présente comme le futur premier ministre ou comme un traite, suivant son bord, j'ai nommé Eric Besson à vider la jungle de tous les animaux qu'elle abritait

et voulant s'embarquer pour un pays plus accueillant, l'Angleterre qui affrète des charters avec la France, vers des pays en guerre. Sarkozy permit aussi les débats sur l'identité nationale, sur la sécurité nationale pour repartir en campagne contre l' Extrème droite et le PS qui veut créer un appel d'air pour les sans-papiers en régularisant massivement ceux qui travaillent clandestinement dans la restauration ou le bâtiment que boudent nos enfants pourtant sans boulot. Il a décidé de rendre la justice plus expéditive en supprimant le juge d'instruction et en accroissant le rôle de la police dans cette justice en faisant de la garde à vue en en faisant le premier maillon avant le jugement (on compte aujourd'hui 600 000 gardes à vue soit 10 fois plus que dans les pays voisin de la Communauté Européenne).
j'allais oublié un autre premier ministre de Chirac que Sarkozy veut accrocher à un croc de boucher, de Villepin qui prend les tribunaux pour des tribunes politiques.

Enfin sarkozy s'est réjoui que les grèves passent désormais inaperçues (il ne doit pas souvent prendre le train de banlieue, il va rarement en banlieue), il se réjouit de la victoire de l'équipe de France, arrachée à la force du poignet, il se réjouit que l' on apprenne la Marseillaise à l' école, où l' on se souvient d'un résistant communiste de la dernière heure et qui n'a pas du signer le pacte germano-soviétique, Guy Moquet, qu'il ne faut pas confondre avec Guy Hoquet qui lui aussi a du se faire foutre de lui à l'école pendant que le professeur qui n'a plus d'autorité depuis Mai 68, a le dos tourné pour fumer une cigarette, pourtant interdite dans les lieux publiques où on est encore libre de porter la burqua, si notre mari le veut ou si on est une bonne musulmane qui n'a pas eu le temps de se faire un shampoing.
Et pour finir, nous nous réjouissons que notre Président et notre 1ère dame soient des "guests stars" dans  le dessin animé prisé par les mal pensants, les "Simpson".

On ne se réjouit pas qu'une photo de Carla, en mannequin qui avait oublié de s'habiller, n'atteignit que 5000€ aux enchères.

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